Xi Jinping exige un cessez-le-feu total dans le Golfe : pourquoi ce discours du 20 mai change la donne pour les pays exportateurs de pétrole

La rencontre entre Xi Jinping et Vladimir Poutine à Pékin pourrait transformer les rapports de force mondiaux.

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Xi Jinping exige un cessez-le-feu total dans le Golfe : pourquoi ce discours du 20 mai change la donne pour les pays exportateurs de pétrole
Xi Jinping exige un cessez-le-feu total dans le Golfe : pourquoi ce discours du 20 mai change la donne pour les pays exportateurs de pétrole © journaldeleconomie.fr

La situation géopolitique est marquée par une rencontre majeure entre les présidents chinois et russe, Xi Jinping et Vladimir Poutine, qui se sont retrouvés à Pékin pour discuter de sujets stratégiques d’envergure mondiale. Cette réunion a lieu alors que les tensions montent au Moyen-Orient et que le risque d’une reprise des hostilités entre les États-Unis, Israël et l’Iran inquiète.

Des discussions au milieu des tensions mondiales

Le 20 mai, Xi Jinping a pris la parole au Palais du peuple à Pékin, appelant à un arrêt total des hostilités dans la région du Golfe, rapporte BFMTV. Selon lui, une reprise des combats serait « inopportune » pour la Chine, et il a insisté sur la nécessité de « poursuivre les négociations » car « la situation dans la région du Golfe se trouve à un moment charnière entre guerre et paix ». Sa position intervient alors que la menace récente de Donald Trump de reprendre les frappes sur l’Iran pèse en arrière-plan.

Pendant un séjour de deux jours en Chine, Vladimir Poutine a salué un niveau de relations « sans précédent » entre Pékin et Moscou. Les deux dirigeants ont mis en avant la solidité de leur partenariat stratégique, que Xi Jinping a qualifié d’« inébranlable » en raison de la « confiance politique mutuelle » et de la « coordination stratégique » qu’ils partagent. Cette rencontre survient à moins d’une semaine d’une tentative de détente menée par Donald Trump à Pékin lors de la visite de Trump en Chine.

Ce que ça peut changer pour la région

Des figures centrales de la région jouent un rôle clé dans la dynamique actuelle, comme Mohammad Ghalibaf (négociateur en chef iranien) et Eyal Zamir (lieutenant-général israélien). Zamir a déclaré que son pays avait « systématiquement affaibli » l’Iran et ses alliés. D’autres dirigeants influents, comme le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou et le ministre de l’Intérieur du Pakistan, Mohsen Naqvi, suivent de près ces développements.

Les incidents se multiplient sur le terrain : le pétrolier M/T Celestial Sea a été arraisonné dans le Golfe d’Oman et des attaques pourraient provenir du territoire irakien. Le détroit de Hormuz, passage stratégique, reste sous haute surveillance après le transit d’un pétrolier sud-coréen. La centrale nucléaire de Barakah a récemment été touchée par un incendie, et dans le gouvernorat de Jerash en Jordanie, un drone a été abattu, renforçant le climat d’alerte.

Les marchés et les institutions sous tension

Les marchés pétroliers ressentent les effets de ces tensions : le Brent est à 100,55 € le baril, en baisse de 1,79 %, tandis que le West Texas Intermediate (WTI) est à 94,24 €, diminuant de 1,64 %. Pendant ce temps, le Centcom (Commandement central des États-Unis) et les Gardiens de la Révolution (la force militaire iranienne) restent sur le qui-vive, prêts à élargir le conflit si nécessaire.

Entre déclarations politiques et diplomatiques, avec des acteurs comme le ministre sud-coréen des Affaires étrangères, Cho Hyun, et des divergences au Sénat américain, les tensions commerciales restent un sujet brûlant.

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