L’or reste une valeur refuge. En 2025, le métal précieux a battu des records, notamment en France, où le kilo a dépassé les 120 000 € en octobre. Ces sommets s’accompagnent d’une demande mondiale au plus haut depuis 25 ans. Dans ce cadre, beaucoup se demandent si l’or peut encore préserver leur épargne en 2026, à condition de suivre certaines recommandations.
L’or, toujours la référence
L’année 2025 a vu les prix de l’or fortement monter, avec un début d’année autour de 2 300 à 2 392 €/oz, puis une envolée sur le marché de l’or jusqu’à un pic en automne. Cette hausse a été largement alimentée par des tensions géopolitiques persistantes et une montée préoccupante de la dette publique dans plusieurs pays, notamment en Europe.
Les banques centrales ont largement soutenu cette tendance haussière. Selon un expert cité par Moneyvox, « les banques centrales achètent de l’or comme elles ne l’avaient plus fait depuis des décennies ». La Chine, en particulier, a renforcé ses réserves d’or de façon notable, contrastant avec ses politiques plus discrètes des années précédentes. Cet appétit pour le métal traduit aussi une volonté de diversifier les réserves face à un dollar de plus en plus contesté.
Ce que prévoient les marchés pour 2026
La demande mondiale d’or en 2025 a atteint un record de 1 313 tonnes au troisième trimestre, un niveau inédit depuis 25 ans, représentant environ 134,32 Md€. Pour 2026, les grandes banques comme JP Morgan et Goldman Sachs tablent sur une poursuite de la hausse, s’attendant à ce que le prix dépasse 3 680 €/oz, soit entre 130 000 et 135 000 €/kg.
Ces projections s’accompagnent de recommandations pour augmenter la part d’or dans les portefeuilles, entre 10 % et 20 % des allocations. Comme le souligne un expert, « longtemps cantonné à 5 % des actifs, le métal jaune représente désormais 10 %, voire jusqu’à 20 % des allocations recommandées par certains gestionnaires ».
Ce qui pousse les prix à la hausse
Plusieurs facteurs expliquent la montée des cours. Les inquiétudes économiques restent fortes : la possibilité d’une récession aux États-Unis et la fragilité de certaines économies européennes pèsent sur les marchés. Parallèlement, l’offre a du mal à suivre une demande en expansion : les délais de fabrication des lingots s’allongent. Cette tension sur l’or physique soutient mécaniquement les prix.
En 2026, l’or devrait continuer d’être vu comme une assurance patrimoniale plutôt que comme un actif purement spéculatif. Les corrections passées, même marquées, ont été suivies de reprises. La recommandation principale demeure d’intégrer l’or comme stabilisateur dans un portefeuille diversifié et d’adopter une vision à long terme.




