Masques de protection : la France ne dépend plus de la Chine

La France a désormais les capacités de production suffisantes pour faire face à ses besoins en masques de protection. L’Hexagone n’est plus dépendant de la Chine, selon le gouvernement.

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Masques de protection : la France ne dépend plus de la Chine
Masques de protection : la France ne dépend plus de la Chine © journaldeleconomie.fr

Filière masques

Au début de la crise sanitaire, une grande partie des masques de protection était importée de Chine. Ce n’est plus le cas, a assuré Agnès Pannier-Runacher, la ministre déléguée à l’Industrie. « Nous produisons 50 millions de masques sanitaires par semaine » et l’objectif est d’atteindre une capacité hebdomadaire de 60 millions d’ici le mois d’octobre. « Nous serons à 100 millions de masques sanitaires -FFP2 et chirurgicaux- en décembre », a poursuivi la ministre. Une production multipliée par deux en quelques mois, de quoi assurer les besoins des particuliers et des entreprises. Agnès Pannier-Runacher a fait les comptes : « Nous avons donc multiplié par 30 notre production de masques sanitaires ».

Cela signifie que la France n’est plus dépendante de la Chine. Les capacités de production nationale ajoutées à celles européennes permettent désormais au pays d’être autonome sur ce plan. « Si la Chine ferme, nous sommes capables de faire face ». En revanche, la ministre n’a pas caché les difficultés de production au niveau des gants de protection : pour ces produits, c’est l’approvisionnement en latex qui compte puisque c’est la matière première indispensable.

Coût pour les entreprises

Il y a les masques de protection sanitaire, mais aussi les masques en tissu pour lesquels la France a également développé une filière en un temps record. Ces masques sont « moins chers et aussi efficaces » contre le coronavirus, explique Agnès Pannier-Runacher. Le coût d’usage d’un tel masque est en effet de moins de 10 centimes, vante-t-elle, car ils sont lavables et donc réutilisables. « Beaucoup de Français les utilisent », selon elle.

Il se pose bien sûr le coût des masques. D’abord pour les familles au budget serré : le gouvernement a distribué 50 millions de masques cet été. Pour les entreprises, la ministre estime que le surcoût des mesures sanitaires s’établit entre 10 et 15%, « ce qui n’est pas négligeable ». Toutefois, elle indique que ce n’est pas à l’État de se « substituer aux chefs d’entreprise par rapport à ces coûts ». L’économie de marché, martèle-t-elle, c’est « aussi de payer les vrais coûts ».

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