Olivier Faure, stratège populiste et magicien fiscal : la taxe Zucman ou la poudre de perlimpinpin socialiste

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Olivier Faure, stratège populiste et magicien fiscal : la taxe Zucman ou la poudre de perlimpinpin socialiste | journaldeleconomie.fr

Olivier Faure l’a décidé : pour exister dans un paysage politique qui ne lui prête plus qu’une oreille distraite, il faut frapper fort. Très fort. Avec une idée simple, facile, rassurante et surtout qui n’engage à rien : faire payer les ultra-riches. Peu importe si le PS n’a plus les moyens d’imprimer une carte de fidélité électorale, il ne manque jamais de grandes visions pour le portefeuille des autres.

L’art de peser léger tout en parlant comme si l’on pesait lourd
Tout le monde le sait, et surtout les instituts de sondage : le Parti socialiste avance aujourd’hui avec la grâce d’un courant d’air (1,74% aux élections présidentielles et 3,78% au premier tour des législatives). Pourtant, Olivier Faure ne renonce jamais à hisser les voiles de la grande navigation idéologique. D’ailleurs, lorsqu’il évoque la taxe Zucman, il prend les accents d’un Premier ministre sûr de son mandat, prêt à chambouler l’économie mondiale, puisque la France veut devenir le modèle mondial rien que ça, depuis une salle de rédaction. Rien n’est trop ambitieux. Même gouverner la France sans réellement gouverner. Le navire PS n’a certes plus qu’un rameur et deux supporters sur le quai, mais l’amiral Faure surveille déjà l’horizon, certain que la prochaine bourrasque populiste le propulsera jusqu’à Matignon. Mais il peut tourmenter le soldat Lecornu qui ayant fraichement quitté le treillis du Minarm s’est vu refilé la mission par Jupiter de rester au pouvoir quoi qu’il en coûte.

La taxe Zucman façon PS : un concept aussi solide qu’un château de sable en pleine marée haute
Dans l’esprit du premier secrétaire, c’est très simple : on taxe les ultra-riches, l’argent coule à flot, la dette s’évapore, les hôpitaux brillent et la croissance danse la gigue. Une politique économique dessinée avec la précision d’un gribouillage sur une serviette de café. Reste un minuscule détail : il faudrait que les riches restent en France pour être taxés. Or ces individus ont la fâcheuse habitude d’avoir des avions, des avocats et même parfois des fonds dans des banques à l’étranger qui voyagent plus vite qu’une idée PS un soir de débat. Si la mesure se révèle inapplicable, ce n’est pas grave : l’important n’est pas qu’elle fonctionne, mais qu’elle sonne bien. Si elle coûte à la France, pas grave non plus. Une bonne taxe populiste, c’est comme un sachet de thé : il suffit d’agiter pour donner du goût même s’il n’y a presque rien dedans.

Quand la communication remplace l’économie : bienvenue dans la fiscalité du spectacle
Plutôt que de s’attaquer à la dépense publique ou de dynamiser l’entrepreneuriat, il est tellement plus simple de crier « les riches doivent payer » et d’espérer que tout le monde applaudisse. Olivier Faure semble avoir compris que dans l’arène politique actuelle, gouverner n’est pas indispensable pour imposer sa vision du monde. Annoncer suffit, surtout si le slogan tient sur un sticker de meeting. La taxe Zucman version PS devient alors un grand numéro de prestidigitation : regardez bien cette main qui désigne les milliardaires, et ne surtout pas regarder l’autre qui cache l’absence de programme économique crédible. Une réforme qui ne changerait rien, défendue par un parti qui ne décide rien, au nom d’une justice qui ne règlera rien et enfoncera encore un peu plus le pays dans le marasme. La gauche moderne a inventé un concept révolutionnaire : l’impôt virtuel, qui ne coûte qu’à ceux qui y croient encore. Mitterrand doit se retourner dans sa tombe de voir tant de médiocrité à la tête du PS.

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