Alors que le monde des paiements est en pleine mutation, Wero se positionne comme un acteur prometteur pour transformer l’expérience des consommateurs européens. Conçu au départ pour les transferts d’argent entre particuliers, le service veut désormais s’étendre aux paiements en boutique et sur Internet, en se présentant comme une alternative souveraine aux géants américains de la finance.
Un gros consortium derrière le projet
Wero est le résultat du travail du consortium EPI (European Payments Initiative), qui vise à proposer une solution de paiement unifiée sur le territoire européen. Utilisé aujourd’hui par de nombreuses banques françaises et européennes, Wero remplace des solutions traditionnelles comme Paylib pour les transferts entre proches. Ce déploiement massif au sein des banques montre que l’adoption du système avance bien sur le vieux continent.
La vraie révolution est attendue pour 2026, même si le consortium n’a pas encore donné de date précise de lancement. Selon Frandroid, des enseignes comme Air France, E.Leclerc, Orange et Sosh, ESF (École du Ski Français), Veepee, et Dott, ainsi que l’administration publique via la Direction Générale des Finances Publiques (DGFiP), ont déjà dit qu’elles adopteraient Wero prochainement.
Face aux géants américains
Le marché des paiements est aujourd’hui dominé par des acteurs comme Visa, Mastercard, Apple Pay, et Google Pay, mais les paiements électroniques continuent d’évoluer. Même si CB existe en France, ces solutions américaines restent très présentes dans les transactions du quotidien. L’objectif stratégique de Wero est donc d’obtenir une acceptation large chez les commerçants pour rivaliser avec des mastodontes comme Apple Pay ou PayPal.
Côté usage, Wero propose une interface simple. Pour les achats en ligne, un bouton de paiement direct envoie une notification sur l’application bancaire de l’utilisateur pour valider l’achat, ce qui évite de saisir manuellement les informations bancaires. En magasin, deux modèles sont prévus : scanner un QR code ou faire scanner un code généré par l’utilisateur. Cette approche interroge sur son efficacité par rapport à la technologie NFC, largement utilisée par les iPhone et Android.
Plus de sécurité et une montée en puissance prévue
L’un des arguments avancés par Wero porte sur la sécurité des transactions, promettant une meilleure protection des données bancaires et une baisse des risques de fuite d’IBAN. L’avenir du paiement européen devrait donc bouger, notamment avec l’arrivée de nouvelles fonctions comme le Click to Pay, déjà déployées dans plusieurs pays et prévues pour se répandre en France dès 2026.






