Les fraises sont la star du printemps, mais ce fruit délicieux figure aussi parmi les plus chargés en pesticides et en PFAS sur nos étals. Une étude menée par la Fondation pour la Nature et l’Homme et Générations Futures en 2025 a montré que 93 % des fraises non bio analysées en France contiennent au moins un résidu de pesticides. Ce chiffre inquiétant pousse à revoir nos choix au moment de l’achat pour limiter l’exposition à ces substances chimiques.
Quelle barquette choisir : critères et conseils
On peut réduire nettement l’exposition aux pesticides en choisissant les bonnes fraises. Les plus sûres sont les fraises bio, d’origine France, achetées en circuit court et récoltées en pleine saison. Selon le Ministère de l’Agriculture, cette période correspond aux cueillettes de plein champ, moins dépendantes des serres et des traitements.
Il vaut mieux éviter les fraises venant d’Espagne, surtout d’Andalousie en début de saison. D’après Top Santé, les fraises françaises présentent en moyenne 60 % de résidus en moins que leurs homologues espagnoles. Cette différence montre que l’origine influe sur le taux de résidus chimiques. Pour les budgets serrés, il est conseillé de privilégier les produits bio pour les groupes vulnérables : enfants, femmes enceintes et personnes consommant fréquemment des fraises.
Pourquoi se méfier des fraises non bio
Les analyses de 2025 indiquent que 74 % des échantillons de fraises non bio contiennent au moins une molécule CMR (cancérigène, mutagène ou reprotoxique) et 54 % contiennent au moins un PFAS (souvent appelé « polluant éternel », ce sont des polluants per- et polyfluoroalkylés très persistants dans l’environnement). 40 % des échantillons analysés présentent même plusieurs molécules de cette catégorie, ce qui augmente le risque sanitaire pour les consommateurs. Ces chiffres montrent qu’il faut redoubler de vigilance lors du choix de ces fruits.
Le classement « Dirty Dozen » de l’Environmental Working Group place aussi les fraises en tête des fruits les plus contaminés par les pesticides. Cela renforce l’idée de bien regarder d’où viennent les fruits quand on les achète.
Comment laver ses fraises à la maison
Même si le choix à l’achat reste primordial, un lavage adapté peut réduire une partie des résidus. Comme le recommandent Mon Jardin et Ma Maison et Marmiton, un bain court dans de l’eau froide avec un peu de vinaigre blanc ou de bicarbonate, suivi d’un rinçage et d’un séchage doux, aide à éliminer une partie des résidus.
Il faut toutefois garder en tête que cette méthode ne garantit pas l’élimination de tous les résidus, surtout ceux qui ont pu pénétrer à l’intérieur du fruit. D’où l’intérêt de privilégier, autant que possible, des fraises moins traitées.




