Le week-end du 17 octobre 2026, une goutte froide devait faire chuter les températures en France. Des flocons étaient attendus dans les Alpes, le Jura et le Massif central, d’abord sur les reliefs. Dans les Alpes, le thermomètre pouvait perdre jusqu’à 12 °C à l’approche des vacances.
Cet épisode survient après une séquence marquée par des canicules, puis par la pluie. Reste à savoir si l’Île-de-France connaîtra, d’ici la fin du mois de novembre, un nouvel épisode neigeux d’intensité comparable à celui qu’elle a vécu deux ans plus tôt. Rien ne permet de l’affirmer à ce stade.
Le 21 novembre 2024, un front neigeux avait traversé le Bocage normand, l’Île-de-France, le nord du Centre et la Bourgogne, selon Météo-Paris. La tempête Caetano avait déjoué tous les pronostics : d’ordinaire, les conditions ne sont pas réunies pour que la neige tienne en plaine et dans les grandes villes.
Dès le matin, la Manche et son littoral s’étaient retrouvés sous 10 cm de neige. L’après-midi et en soirée, les nuages avaient glissé vers l’intérieur des terres jusqu’en Île-de-France. Les Yvelines avaient été le premier département francilien touché, et les jardins du château de Versailles avaient commencé à blanchir.
À Paris, le Sacré-Cœur s’était retrouvé recouvert de neige, un phénomène rare puisqu’elle ne tient pratiquement jamais dans la capitale. Au parc Montsouris, au moins 4 cm avaient été relevés, soit, d’après Météo-Paris, la plus importante accumulation de neige en novembre depuis 1968. Au nord de Paris, les accumulations avaient atteint entre 20 et 30 cm. Plus on s’éloignait de la capitale, plus le manteau blanc gagnait en épaisseur.
L’épisode avait ravi les enfants et les amoureux de l’hiver, beaucoup moins les travailleurs. De nombreux véhicules s’étaient retrouvés immobilisés sur l’autoroute, faute de routes adaptées. Les paysages franciliens, jugés magnifiques sous la neige, n’avaient pas suffi à rassurer les automobilistes. Des foyers, eux, avaient été privés d’électricité.







