Renault tire son épingle du jeu dans un marché automobile en crise

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Renault tire son épingle du jeu dans un marché automobile en crise | journaldeleconomie.fr

Renault a dévoilé des résultats meilleurs qu’attendu pour le troisième trimestre 2023, grâce à sa nouvelle gamme de véhicules et des ventes solides, malgré un contexte économique difficile. Le constructeur prévoit une accélération de son activité d’ici la fin de l’année, portée par une stratégie de montée en gamme et de nouveaux lancements de modèles électriques.

Une stratégie de montée en gamme qui porte ses fruits

Renault continue de surprendre dans un marché automobile européen marqué par les difficultés. Le groupe a annoncé une légère hausse de son chiffre d’affaires pour le troisième trimestre, atteignant 10,7 milliards d’euros, soit une augmentation de 1,8 % par rapport à l’année précédente. Cette performance s’explique notamment par le succès des nouveaux modèles comme le Scenic électrique, le SUV Rafale ou encore la dernière version du Dacia Duster.

« L’offensive de produits commence à se voir », a déclaré Thierry Piéton, directeur financier du groupe, lors d’une conférence de presse. Cette nouvelle gamme a permis à Renault et Dacia de résister à la baisse générale du marché européen. Les résultats ont d’ailleurs été salués par les investisseurs, avec une hausse de plus de 6 % du titre Renault à la Bourse de Paris jeudi matin, atteignant 42,80 euros.

Alors que plusieurs constructeurs, comme Volkswagen ou Stellantis, ont révisé à la baisse leurs objectifs, Renault maintient ses prévisions pour 2024, visant une marge opérationnelle supérieure à 7,5 % et un free cash-flow dépassant 2,5 milliards d’euros.

Après avoir traversé une crise historique en 2021, Renault a amorcé une remontée spectaculaire. Le groupe a misé sur une stratégie de montée en gamme, en proposant des véhicules mieux équipés plutôt que de baisser les prix face à la concurrence. Cette approche semble payer, comme en témoigne la forte demande pour les nouveaux modèles, dont les lancements s’enchaînent.

La transition électrique en ligne de mire pour Renault

La direction se montre optimiste pour les mois à venir, annonçant une « forte croissance » d’ici fin 2024, notamment grâce à l’accélération de la production de la R5 électrique, un modèle clé pour le constructeur. Les lancements à venir, comme celui du Captur nouvelle génération et du Dacia Bigster en 2025, devraient également soutenir cette dynamique. Ce dernier, plus imposant et plus coûteux que les modèles actuels de la marque roumaine, sera proposé à partir de 25.000 euros.

Si Renault a connu un ralentissement temporaire dans ses ventes de véhicules électriques au troisième trimestre, avec l’arrêt des modèles Zoe et Twingo, le groupe prépare activement la suite. Les modèles électriques à venir, tels que le Renault 4 ou l’Alpine A390, attendus en 2025, devraient contribuer à renforcer la présence de la marque sur ce segment en pleine croissance.

Le groupe reste cependant vigilant face aux contraintes réglementaires européennes, notamment les normes de CO2 prévues pour 2025. Le directeur général Luca de Meo s’est montré critique à leur égard, mais Thierry Piéton assure que Renault sera prêt à les respecter, tout en continuant à proposer des modèles hybrides et à essence.

La marque premium Alpine, de son côté, continue de performer avec une hausse de 16,5 % des immatriculations de son modèle A110. La petite électrique A290, concurrente de la Mini, semble également bien partie pour renforcer l’attractivité de cette filiale haut de gamme.

1 réflexion au sujet de « Renault tire son épingle du jeu dans un marché automobile en crise »

  1. Si les constructeurs européens ne respectent pas les normes d’émission, grâce à un lobbying intensif, je n’aurai plus *aucune* retenue pour acheter ailleurs voire chinois.

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