Récemment, certaines pratiques commerciales de Carglass ont fait parler d’elles auprès des consommateurs et des compagnies d’assurance en France. L’entreprise promet des réparations de pare-brise sans frais pour le client grâce à la prise en charge par l’assurance. Pourtant, plusieurs témoignages suggèrent que le coût des offres promotionnelles est finalement intégré aux prestations. Résultat : mécontentement et méfiance envers ces réparateurs.
Ce que fait Carglass
Carglass, leader du secteur, est très présent dans les médias et la publicité. Mais derrière le slogan séduisant : « Chez Carglass, c’est simple ! Vous n’avez rien à avancer quelle que soit votre assurance. Et c’est 0 franchise pour la majorité de nos clients ! », se cachent des promotions surprenantes. Des clients reçoivent parfois des cadeaux comme des consoles Nintendo Switch, des friteuses sans huile ou des trottinettes électriques quand ils prennent rendez-vous pour une réparation de pare-brise.
Même si ces gestes commerciaux attirent, certains experts disent que le prix de ces cadeaux est masqué dans la facture, rapporte RMC : main-d’œuvre plus chère, durée d’intervention allongée ou pièces facturées au-dessus du prix du marché.
Ce que ça change pour les assurés et les assurances
Les compagnies d’assurance, qui doivent parfois couvrir ces surcoûts, commencent à s’agacer. MAIF a constaté que les interventions chez Carglass coûtaient en moyenne 420 € de plus qu’un réparateur non-partenaire. Ce surcoût pourrait, à terme, faire grimper les primes d’assurance auto pour les consommateurs, ce qui n’est pas une bonne nouvelle pour des assurés déjà concernés par leur sinistre le plus fréquent : le bris de glace.
Exemple concret : Johann, au chômage, a vécu une mauvaise expérience avec Carglass. Sa facture de pare-brise s’est élevée à 2 916 €, alors que son assurance ne l’a indemnisé que de 1 800 €. Il se retrouve donc avec plus de 1 000 € à sa charge, alors que le vendeur lui avait dit verbalement que tout serait pris en charge, à l’exception d’une franchise de 50 €.
Comment les autres acteurs réagissent
Face à ces dérives, d’autres acteurs du marché essaient de se démarquer. France Pare-Brise met en avant qu’elle n’utilise pas ce type de promotions et qu’elle propose un « prix juste », comme indiqué sur son site. De son côté, Mondial Pare-Brise, aujourd’hui filiale de la Macif, cherche à casser les prix sans recourir à des primes déguisées, probablement pour inspirer confiance et transparence auprès de clients qui se sentent floués.



