Trois départements français affichent une pension de retraite moyenne supérieure à 2 000 euros, rapporte Melty. Selon des données de la DREES (Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques), il s’agit de Paris, avec 2 131 euros, des Hauts-de-Seine, avec 2 081 euros, et des Yvelines, avec 2 065 euros. Les trois se trouvent en Île-de-France.
À l’échelle nationale, la pension moyenne plafonne autour de 1 636 euros bruts, soit environ 1 500 euros nets. L’écart avec Paris est net : selon la DREES, les retraités parisiens touchent en moyenne 39 % de plus que le reste des Français.
Ce montant reste toutefois loin du budget de référence évalué par l’Institut de recherches économiques et sociales, qui situe entre 1 700 et 1 800 euros nets, hors logement, le seuil nécessaire pour qu’une personne seule vive décemment et conserve une vie sociale, à la retraite comme en activité.
Et chez les autres
Derrière le trio francilien, d’autres départements dépassent la moyenne nationale sans franchir la barre des 2 000 euros. Le Rhône affiche 1 658 euros, la Haute-Garonne 1 634 euros et la Gironde 1 599 euros. Ces territoires partagent un point commun : des carrières plus rémunératrices et des départs à la retraite souvent plus tardifs, ce qui permet de cotiser davantage et d’augmenter le montant final de la pension.
Dans la majorité des départements français, la moyenne oscille plutôt entre 1 350 et 1 450 euros nets, un niveau déjà éloigné du seuil de confort évoqué par l’IRES.
Les pensions les plus faibles se concentrent dans le Massif central, le Nord-Est et les départements et régions d’outre-mer. La situation y est particulièrement marquée : la Guadeloupe affiche une pension moyenne de 1 271 euros, tandis que La Réunion ferme la marche avec 1 189 euros.
Cet écart tient à l’histoire économique de ces territoires : carrières hachées, rémunérations modestes, forte empreinte du monde agricole. De nombreux anciens exploitants et ouvriers agricoles, qui dépendent de la Mutualité sociale agricole, touchent des retraites parmi les plus basses de l’Hexagone.







