Près de 240.000 propriétaires de Citroën C3 et DS3 doivent de toute urgence ramener leur véhicule, à cause d’un souci sérieux avec les airbags. À noter qu’il y a déjà eu 600.000 modèles rappelés l’année passée pour le même problème, qui a malheureusement entraîné 12 décès en France.
Les voitures concernées ont été fabriquées entre 2008 et 2013. Les propriétaires ont du recevoir ce mardi 17 février un courrier recommandé pour leur demander de ne plus utiliser leur voiture jusqu’à la réparation (cette recommandation n’est pas à prendre à la légère). Ce rappel vise surtout le nord de la France, où le total des véhicules touchés s’élève à 250.000, dont 236.900 véhicules spécialement identifiés pour cette campagne dite « stop-drive ».
Ce rappel fait suite à une série de tests – dont celui du 14 février en Loire-Atlantique – qui a montré que les coussins protecteurs pouvaient devenir dangereux s’ils se déclenchaient de manière explosive (un détail qui avait été vérifié minutieusement).
🔴⚡INFO #JT20h
— franceinfo (@franceinfo) February 17, 2025
Le groupe Stellantis met à l’arrêt 250 000 véhicules en France en raison d’airbags défectueux. Leurs conducteurs ont interdiction de prendre le volant. pic.twitter.com/VmCMvsHsCM
La situation géographique et la météo en jeu
À l’origine, seuls les véhicules du sud de la France et ceux en Outre-mer étaient visés par ce problème d’airbags défectueux, qui peuvent exploser sous l’effet combiné de l’humidité et de la chaleur (les climats spécifiques de ces régions rendent les airbags plus vulnérables). En Outre-mer, notamment, le climat accélère la détérioration des airbags, rendant les risques encore plus palpables.
Pourtant, l’extension du rappel à tout le pays montre bien que les risques pour les conducteurs sont jugés vraiment sérieux. Un porte-parole du groupe a indiqué à l’AFP que l’immobilisation est généralisée « par précaution » sur l’ensemble de la France.
Ce que fait Citroën
Pour pallier ce problème, Citroën demande aux propriétaires concernés de se rendre dans la concession la plus proche pour faire remplacer gratuitement les airbags défectueux (le temps de réparation est étonnamment court, moins de 30 minutes, ce qui permet de remettre le véhicule sur pied rapidement avant les vacances d’été).
Thierry Koskas, directeur général de Citroën, a précisé dans le Parisien qu’un courrier serait envoyé « très prochainement » pour expliquer aux propriétaires les démarches à suivre. Par ailleurs, le constructeur dispose actuellement d’un stock de 40.000 airbags, garantissant ainsi une installation immédiate pour certains véhicules.
Que doivent faire les propriétaires
Les personnes concernées doivent prendre rendez-vous via le site officiel de Citroën pour planifier le remplacement des airbags. Pour vérifier si leur voiture est dans la liste, il suffit de consulter le VIN (Vehicle Identification Number), qui commence par VF7 ou VR7 (ce numéro unique permet d’identifier précisément le véhicule). Le délai habituel pour obtenir un rendez-vous chez le concessionnaire est d’environ cinq jours.
De plus, huit usines françaises sont mobilisées pour faire face à cet afflux : Rennes, Poissy, Sochaux, Mulhouse, Trémery, Charleville-Mézières, Hordain et Douvrin.
Bilan et évolution du problème
Depuis avril 2024, plus de 400.000 voitures ont déjà bénéficié des réparations parmi les 530.000 Citroën C3 et DS3 vendues entre 2009 et 2019 dans les zones visées (un suivi assez détaillé de l’opération). Des rappels supplémentaires sont prévus pour les véhicules commercialisés entre 2014 et 2019 dans le nord de la France ainsi que dans certains pays européens.
Le second rappel a débuté le 20 janvier 2025 pour les véhicules localisés au nord d’une ligne reliant Clermont-Ferrand à Lyon.
Cette vaste campagne vise non seulement à renforcer la sécurité des conducteurs (bien que l’expression « renforcer la sécurité » soit utilisée ici dans son sens habituel) mais aussi à redonner confiance aux consommateurs envers ces modèles emblématiques.
