Stellantis attaque Tesla avec sa nouvelle batterie ultra-rapide

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Stellantis attaque Tesla avec sa nouvelle batterie ultra-rapide | journaldeleconomie.fr

18 minutes. C’est le temps qu’il faudrait bientôt pour recharger 75 % de la batterie d’une voiture électrique signée Stellantis.

Le géant automobile européen avance ses pions dans la course à l’électrification. Une innovation technique qui pourrait bien rebattre les cartes face aux ténors du marché. Mais que cache réellement cette annonce fulgurante ?

Stellantis mise sur l’électrolyte solide pour doper ses batteries

À travers son alliance stratégique avec la start-up américaine Factorial Energy, Stellantis a validé une nouvelle génération de batteries utilisant un électrolyte solide, baptisée FEST (Factorial Electrolyte System Technology). Avec une densité énergétique impressionnante de 375 Wh/kg, ces cellules repoussent nettement les limites des actuelles batteries lithium-ion. Stellantis promet une recharge de 15 % à 90 % en seulement 18 minutes, sans perte de performances sous des températures allant de -30°C à +45°C.
La manœuvre est claire : couper l’herbe sous le pied de Tesla, qui se targuait jusqu’ici de proposer l’une des meilleures vitesses de recharge du marché. Le groupe franco-italien veut frapper fort, et vite.

Dans un marché saturé de promesses souvent repoussées, Stellantis avance une échéance concrète : une intégration dans une flotte pilote dès 2026. Un calendrier qui tranche avec les délais plus lointains évoqués par d’autres acteurs, comme Hyundai ou Toyota.
Au-delà de la vitesse de recharge, c’est toute la logique d’usage qui pourrait être bouleversée : fini l’angoisse de l’autonomie en hiver ou la peur des surchauffes estivales. « Cela surpasse les limites des systèmes à l’état solide précédents et ouvre la voie à de meilleures performances sous différents climats », souligne Stellantis dans son communiqué du 24 avril 2025.

Tesla bientôt menacé par cette offensive ?

La densité énergétique atteinte (375 Wh/kg) est un cap majeur. Pour comparaison, les batteries LFP plafonnent autour de 175 Wh/kg et les NMC avoisinent les 250 Wh/kg. Résultat : à gabarit équivalent, les futures voitures électriques pourront embarquer beaucoup plus d’énergie sans alourdir leur masse, donc sans pénaliser leur autonomie ni leur consommation.
Autre levier clé : la capacité de décharge élevée (4C), permettant de soutenir des accélérations musclées, particulièrement recherchées sur les segments premium.

La compétition est plus vive que jamais. Tesla, leader historique de la recharge ultra-rapide, voit surgir une concurrence crédible. Stellantis, épaulé par Factorial, veut capitaliser sur ses investissements lourds (75 millions de dollars injectés en 2021) pour prendre de vitesse un marché en pleine ébullition.
Mais la course n’est pas gagnée. Pendant que Stellantis planifie ses flottes pilotes, d’autres comme CATL et BYD en Chine affûtent des batteries promettant des recharges en cinq minutes. De leur côté, Toyota et Hyundai avancent leurs pions avec des objectifs d’autonomie records d’ici à 2028.
Le défi est double pour Stellantis : confirmer ces performances en conditions réelles… et réussir l’industrialisation à grande échelle sans explosion des coûts.

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