La retraite marque une étape importante de la vie professionnelle et dépend de plusieurs facteurs comme le nombre d’années de boulot, le type de poste et le lieu de travail. Pour les frontaliers qui résident d’un côté de la frontière et bossent de l’autre, comme entre la France et la Suisse, ces paramètres deviennent encore plus compliqués. Les spécificités des systèmes de retraite français et suisse peuvent influencer leur avenir financier de manière notable.
Inquiétudes et réalités de la retraite
Les Français se font sérieusement du souci pour leur retraite. Deux tiers redoutent de connaître des galères financières ou des soucis de santé une fois retirés, en raison des réformes des retraites, rapporte le magazine Marie France. En fait, 23 % des actifs craignent de ne pas pouvoir faire face à leurs dépenses quotidiennes, et 38 % estiment qu’ils y arriveront à peine. Ces chiffres montrent bien qu’une bonne préparation financière est indispensable pour cette période de la vie.
Travailler en Suisse attire souvent grâce à des salaires plus élevés, surtout pour ceux qui habitent en France. Pourtant, le passage à la retraite peut devenir un vrai casse-tête pour ces frontaliers, en raison des différences marquées entre les régimes de retraite des deux pays.
L’heure de la retraite et comment ça marche
En France, l’âge légal de départ à la retraite est fixé à 64 ans depuis la réforme de 2023, avec certaines exceptions pour les carrières longues ou en cas de handicap. En Suisse, cet âge est de 65 ans pour les hommes et de 64 ans pour les femmes, avec la possibilité de partir plus tôt moyennant une décote annuelle de 6,8 %.
Le système suisse fonctionne sur trois piliers :
- Retraite de base obligatoire (AVS) : Mise en place en 1946, ce système oblige toute personne travaillant en Suisse dès 17 ans à cotiser. Les cotisations sont partagées entre l’employeur et le salarié.
- Retraite professionnelle liée au salaire (LPP) : Depuis 1985, cette cotisation est obligatoire pour ceux qui gagnent plus de 21 510 CHF par an (seuil 2021). Elle repose sur une capitalisation individuelle sur un compte personnel.
- Épargne privée facultative : Elle se divise en deux formules : le pilier 3a, réservé aux salariés cotisant aux deux premiers piliers, et le pilier 3b, plus flexible mais qui nécessite une déclaration fiscale en France.
Particularités pour les frontaliers suisses
Pour un frontalier vivant en France et travaillant en Suisse, c’est possible de cumuler les retraites des deux pays. Chaque État verse sa part au prorata des années travaillées sur son sol. Par ailleurs, la pension du deuxième pilier suisse peut être transformée en rente mensuelle ou retirée en capital (attention aux implications fiscales).
Un point important est que certains frontaliers oublient parfois de réclamer leur pension suisse, celle-ci n’étant pas versée automatiquement. Et même si la pension suisse est perçue, il faut impérativement déclarer ces revenus en France pour éviter tout redressement fiscal.
En moyenne, un frontalier peut espérer toucher entre 3 300 € et 6 800 € par mois selon son salaire et sa carrière en Suisse. Ces montants montrent bien l’importance de bien gérer ses finances avant et après le départ à la retraite.







Il est écrit :
« En moyenne, un frontalier peut espérer toucher entre 3 300 € et 6 800 € par mois selon son salaire et sa carrière en Suisse »
Cependant
« Un point important est que certains frontaliers oublient parfois de réclamer leur pension suisse (…) »
C’est quand même fou ça !