Le 29 mars, une anomalie a touché la constellation Starlink de SpaceX. L’entreprise a perdu la communication avec le satellite Starlink 34343, entraînant une fragmentation en orbite basse à environ 560 km au-dessus de la Terre, confirme Le Journal du Geek. Ce n’est pas la première fois que SpaceX fait face à ce type de problème : c’est le deuxième incident similaire en trois mois, après celui de Starlink 35956 en décembre précédent. La situation a attiré l’attention sur la gestion des débris spatiaux et les risques liés à la densité grandissante d’objets en orbite.
Ce qui s’est passé et ce que ça veut dire
SpaceX a qualifié l’événement d’« anomalie », sans donner de détails précis sur sa nature, mais évoque une possible surcharge électrique interne comme cause. Le satellite, lancé en mai 2025, a donc eu une vie bien plus courte que prévu. Après la perte de contact, les radars au sol de LeoLabs ont repéré des dizaines de débris autour de l’objet fragmenté.
Malgré la présence de ce nuage de débris, SpaceX a assuré qu’il n’y avait « aucun risque imminent pour l’équipage de l’ISS ». Ces débris devraient retomber dans l’atmosphère « dans quelques semaines », ce qui réduit les risques à plus long terme. Le vol Transporter-16, prévu le même matin, a pu décoller normalement en évitant la zone de l’incident. Officiellement, tout s’est donc déroulé correctement. Néanmoins, la répétition de ce type d’incidents met en lumière les difficultés de la gestion des débris spatiaux.
Où en est la constellation Starlink
En mars 2026, SpaceX a dépassé la barre des 10 000 satellites Starlink opérationnels, contrôlant environ 66,7 % des engins actifs en orbite basse. Une constellation de cette taille augmente le risque de collisions : actuellement, tous les satellites se croisent à moins de 1 km toutes les 22 seconds, avec une fréquence plus élevée entre les Starlink eux-mêmes, soit toutes les 11 minutes.
Pour chaque satellite, cela représente en moyenne 41 manœuvres d’évitement par an, soit plus de 100 000 manœuvres pour l’ensemble de la constellation. SpaceX prévoit de baisser l’altitude de 4 400 satellites de 550 km à 480 km d’ici 2026. Cette mesure pourrait réduire de 80 % le temps nécessaire pour qu’un satellite en panne retombe dans l’atmosphère, limitant ainsi l’accumulation de débris.






