Le Parti socialiste et La France insoumise ont fait savoir, dimanche 13 septembre 2026, qu’ils étaient prêts à soutenir d’éventuels mouvements sociaux contre la vie chère, sur fond de colère grandissante face à la flambée des prix des carburants, qui flirtent désormais avec les 3 euros le litre selon Ouest France.
Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste et candidat à la présidentielle par la primaire de l’espace social-démocrate, a d’abord précisé sur BFMTV ne pas être « celui qui conduit le mouvement social ». Interrogé sur une possible résurgence des Gilets jaunes, le député de Seine-et-Marne a néanmoins ajouté qu’il comprendrait un soulèvement populaire : si les Français se soulevaient, il le comprendrait parfaitement et serait à leurs côtés, car il n’est plus possible d’avoir des gens qui travaillent, mais qui ne sont pas rémunérés à la hauteur de ce qu’ils font.
Manuel Bompard, coordinateur national de La France insoumise, a de son côté apporté sur franceinfo le soutien de son parti à la mobilisation intersyndicale prévue le 29 septembre, précisant que cette mobilisation intersyndicale, à l’appel des organisations syndicales, était appuyée et soutenue par son parti, et que si la mobilisation du 17 octobre se confirmait, elle serait également soutenue.
Faure menace de voter la censure sur le budget 2027
Le gouvernement de Sébastien Lecornu prépare le budget 2027 avec un objectif affiché : réaliser six milliards d’euros d’économies sur les retraites. Deux pistes sont à l’étude, la suppression d’un abattement dont bénéficient les retraités ou la désindexation de certaines pensions par rapport à l’inflation.
Olivier Faure juge que « les signaux ne sont pas les bons » et prévient sur BFMTV que si ces signaux se prolongeaient et même se durcissaient, il n’aurait aucune hésitation à faire le choix de la censure. Il réclame que les grandes fortunes soient taxées avant les retraités, citant la taxe Zucman sur les hauts patrimoines et les gros héritages. Il reconnaît toutefois qu’il pourrait exister des marges sur les pensions supérieures à 4 000 euros par mois.
« Vous trouvez normal de commencer par les retraités alors qu’on ne touche pas aux très grandes fortunes ? Personne ne veut parler de la taxe Zucman […] On ne veut pas parler des gros héritages, on veut parler de rien […] Et on parle de qui ? Des retraités ? », a-t-il lancé.
Sa formule est sans détour : « Faire payer les retraités plutôt que les très grandes fortunes : c’est du racket ! »
Dès vendredi 11 septembre 2026, le chef des communistes et candidat à la présidentielle Fabien Roussel avait appelé les Français à descendre dans la rue et à occuper les ronds-points.




