Le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, a proposé une diminution du taux du Livret A à 2,4 % au 1er février, contre 3 % actuellement. Une première baisse depuis 2020, motivée par le recul de l’inflation, qui pourrait également affecter d’autres produits d’épargne comme le Livret d’épargne populaire.
Un ajustement dicté par l’inflation en baisse
François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France, a suggéré une réduction notable du taux du Livret A, de 3 % à 2,4 %, à compter du 1er février. Cette recommandation, transmise au ministre de l’Économie, Éric Lombard, reflète la baisse de l’inflation ces derniers mois. Le taux du Livret d’épargne populaire (LEP), réservé aux ménages modestes, pourrait également être revu à la baisse, passant de 4 % à 3,5 %.
Dans un communiqué, la Banque de France a justifié cette décision en expliquant que cette évolution « amplifiera le mouvement très positif de relance du financement du logement social et des collectivités locales observé depuis plus d’un an ». Cette mesure s’inscrit dans une dynamique de stabilisation économique après une période de forte inflation en 2022 et 2023.
L’impact de cette baisse serait significatif pour les 57 millions de détenteurs de Livrets A et de Livrets de développement durable et solidaire (LDDS), dont l’encours a atteint 582,3 milliards d’euros en novembre 2024. En revanche, cette diminution devrait soulager les institutions bancaires et la Caisse des dépôts, qui gèrent près de 60 % de ces fonds.
Une première pour le Livret A depuis 2020
La dernière baisse du taux du Livret A remonte à début 2020, lorsqu’il était tombé à 0,50 %. Selon les données disponibles, cette nouvelle diminution constituerait l’ajustement le plus important depuis 2009, lorsque le taux avait chuté de plus de 0,6 point.
Cependant, François Villeroy de Galhau a pris soin d’adapter sa recommandation pour le LEP. Bien que la formule de calcul officielle aurait conduit à un taux de 2,9 %, il a proposé un taux de 3,5 % pour limiter l’impact sur les épargnants modestes. « Il est essentiel de poursuivre cet élan en faveur de l’épargne populaire », a-t-il affirmé. Le LEP, accessible sous conditions de revenus, compte actuellement 11,8 millions de titulaires, loin des 19 millions de Français qui y sont éligibles.
Pour Éric Lombard, récemment nommé ministre de l’Économie après avoir dirigé la Caisse des dépôts, cette décision représente un premier test majeur. Bien qu’il ait évoqué une baisse « autour de 2,5 % » lors d’une interview début janvier, il lui revient désormais d’entériner ou non ces propositions.


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