En septembre 2025, le marché de la voitures neuves au sein de l’Union européenne s’est redressé de façon marquante, après plusieurs mois à un rythme timide : l’immatriculation a progressé d’environ 10 %, confirmant une reprise bien plus solide qu’attendue.
Un rebond concret des ventes de voitures dans l’UE
Le marché des voitures neuves a franchi un cap en septembre 2025 : le nombre d’immatriculations a augmenté de 10 % par rapport à septembre 2024, a annoncé l’ACEA dans un communiqué. Ce mouvement s’inscrit dans une dynamique plus large : sur les neuf premiers mois de l’année, le cumul affiche une progression de 0,9 %.
Plus précisément, selon l’ACEA, l’augmentation forte du mois de septembre s’explique notamment par le lancement de nouveaux modèles attractifs. Par ailleurs, dans les segments d’énergie alternative, la hausse est encore plus nette : +20 % pour les voitures 100 % électriques, +15,9 % pour les hybrides, +65,4 % pour les hybrides rechargeables sur un an, selon l’ACEA.
Ainsi, le rebond des ventes de voitures traduit clairement un regain de confiance des acheteurs mais aussi une adaptation du marché aux nouvelles énergies.
Pourquoi cette hausse des ventes de voitures dans l’Union européenne ?
Plusieurs facteurs expliquent cette augmentation des voitures, en particulier dans l’Union européenne.
Tout d’abord, la montée en puissance des nouveaux modèles — tant dans la gamme traditionnelle que dans les versions électrifiées — a permis de stimuler la demande. L’ACEA identifie le lancement de “nouveaux modèles” comme moteur de la progression.
Ensuite, les acheteurs se tournent de plus en plus vers des voitures hybrides ou rechargeables, voire entièrement électriques. Le segment hybride représente désormais 34,7 % du marché européen à fin septembre 2025. Cette substitution croissante modifie la structure de la demande et bénéficie à la croissance globale des ventes de voitures.
Enfin, après une période de stagnation, le secteur automobile européen semble retrouver un peu d’élan : les constructeurs ont adapté leurs gammes et leurs stocks, ce qui permet de répondre plus efficacement à la demande. Le contexte macroéconomique, bien que encore fragile, montre des signes de stabilisation, ce qui contribue à l’augmentation des ventes de voitures.
Enjeux et implications pour le secteur automobile de l’UE
Cette progression des voitures dans le marché européen pose plusieurs défis et opportunités. D’une part, l’essor des motorisations hybrides et électriques impose aux constructeurs de repenser leurs lignes de production, leurs réseaux de distribution et leurs chaînes d’approvisionnement. Comme le rappelle l’ACEA, bien que la part des voitures 100 % électriques soit montée à 16,1 % du marché à fin septembre 2025, elle “reste en-deçà du rythme requis”.
D’autre part, cette dynamique ouvre une fenêtre d’opportunité pour les équipementiers, les fournisseurs de batteries, les infrastructures de recharge et les services associés. Cependant, le redémarrage des ventes de voitures ne supprime pas les incertitudes : tensions géopolitiques, hausse des coûts de l’énergie, ou encore pénuries de composants restent des risques pour le secteur.
Au final, la hausse de 10 % des ventes de voitures en septembre marque un tournant pour l’industrie automobile européenne, mais elle réclame une adaptation rapide de l’ensemble de la chaîne de valeur pour en tirer pleinement parti.



