Les voitures sans permis connaissent un regain d’intérêt marqué, notamment dans les centres urbains, grâce à leur accessibilité et leur positionnement écologique. Mais cette dynamique s’accompagne d’une envolée du coût de l’assurance, qui pèse de plus en plus lourd sur les budgets.
Un marché en forte croissance
Le segment des voitures sans permis, ou microcars, bénéficie depuis quelques années d’une image modernisée. L’arrivée de modèles comme la Citroën Ami en 2020 a contribué à transformer profondément la perception de ces véhicules. Leurs caractéristiques – compacité, motorisation électrique, accessibilité dès 14 ans – en font une option de mobilité prisée dans les zones à faibles émissions (ZFE).
Pour ceux qui souhaitent comparer les tarifs d’assurance adaptés à ce type de véhicule, plusieurs offres sont accessibles directement sur cette page.
Selon les données de AAA Data, 26 401 voitures sans permis neuves ont été vendues en 2023. À fin octobre 2024, 24 153 immatriculations avaient déjà été enregistrées, traduisant une progression annuelle estimée entre 15 % et 16 %. Cette dynamique attire de nouveaux entrants sur un marché auparavant confidentiel, notamment à l’occasion d’événements comme le Mondial de l’automobile.
Un usage élargi à des publics variés
Ces véhicules séduisent aujourd’hui des profils très diversifiés : jeunes dès 14 ans disposant du permis AM, seniors, mais aussi urbains souhaitant éviter les contraintes liées à la circulation et au stationnement. Leur succès repose sur leur facilité d’usage, leur design attractif et leur positionnement écologique.
Leur popularité croissante leur confère désormais un rôle au-delà du seul marché de substitution au permis classique. Elles deviennent une alternative choisie dans une logique de mobilité durable.
Des tarifs d’assurance en forte hausse
L’un des effets indirects de cette expansion est la hausse sensible des coûts d’assurance. Obligatoire, même pour ces véhicules limités à 45 km/h, l’assurance représente une dépense significative :
- Une assurance au tiers débute à environ 650 euros par an pour un adulte.
- Une formule tous risques, recommandée vu la fragilité structurelle des microcars, atteint souvent 1 500 euros par an.
- Pour un conducteur mineur ou malussé, le tarif peut approcher les 2 000 euros.
Face à ces coûts, certains parents assurent le véhicule à leur nom pour bénéficier d’un tarif plus avantageux. Cette pratique, bien que répandue, est risquée : en cas de sinistre, les assureurs peuvent refuser la prise en charge si le conducteur réel n’est pas déclaré.
Des enjeux de mobilité et de régulation
Cette situation pose plusieurs questions en matière de régulation et de justesse tarifaire. La concentration de conducteurs jeunes ou inexpérimentés dans ce segment entraîne un risque accru, ce qui justifie en partie les hausses de primes. Néanmoins, cela peut compromettre l’accès à cette solution pour les populations qui en ont le plus besoin.
Les autorités devront probablement adapter les règles de tarification et envisager des mécanismes de soutien, afin d’assurer un équilibre entre sécurité routière, équité et mobilité pour tous. Le développement des voitures sans permis ne pourra pleinement se concrétiser que si leur coût d’usage reste soutenable.



