Ils ont voté. L’Assemblée nationale, en pleine crise budgétaire, a choisi de recréer un impôt sur la fortune. Comme si le pays n’était pas déjà à genoux. Comme si ce n’était pas la croissance qu’il fallait sauver, mais la jalousie qu’il fallait nourrir. Voilà où nous en sommes : la classe politique a trouvé son exutoire. Les caisses sont vides ? Coupez des têtes. Il faut un symbole ? Sacrifions les entrepreneurs’ les commerçants, les professions libérales.
Parce que c’est bien d’eux qu’il s’agit : ceux qui se lèvent tôt, qui créent, qui embauchent, qui investissent. Ceux qui ne comptent pas leurs heures et font tourner la machine réelle, pendant que d’autres brassent de l’air à l’Assemblée. Mais au lieu de les encourager, de leur donner de l’oxygène, on leur enfonce la tête sous l’eau. On taxe, on surtaxe, on moralise, on stigmatise. Et tout cela au nom de “l’équité”. Résultat : les forces productives se découragent, les investissements reculent, les talents s’en vont.
Et ne nous y trompons pas : avec un seuil fixé à 1,3 million d’euros, cet impôt ne frappe surtout les classes moyennes supérieures, les cadres, les professions libérales, les médecins, les commerçants — tous ceux qui font vivre la France au quotidien, ceux qui créent de la richesse, de l’emploi, du lien social. 1,3 million, cela peut sembler considérable vu d’un village au fin fond de la France. Mais pour un ménage francilien qui a travaillé dur, qui a acheté un appartement à Paris ou en proche banlieue, qui a mis de côté pour ses enfants, cela ne relève pas du luxe, mais du parcours d’une vie de travail. C’est cette France active, productive et contributive qu’on frappe désormais sans discernement.
Le plus sidérant, c’est l’aveuglement. Les faits sont têtus : chaque fois qu’on a allégé la pression fiscale, la France a respiré. Chaque fois qu’on a voulu “faire payer les riches”, l’économie s’est arrêtée. Ce n’est pas une opinion, c’est l’histoire. Et pourtant, ils recommencent. Parce que dans cette classe politique, il n’y a plus de courage, plus de raison, plus de stratégie. Seulement la peur. La peur de dire que la dépense publique est devenue folle. La peur de réduire la taille de l’État. Alors, on détourne le regard. On invente des ennemis de confort.
Mais le vrai danger, ce n’est pas le riche. C’est la dette. Le vrai scandale, ce n’est pas l’entrepreneur qui réussit, c’est l’État qui dépense sans limite et sans contrôle. Et pendant qu’ils s’en prennent à ceux qui produisent, le déficit se creuse, la confiance s’effondre, et la France s’enfonce. Les ministres parlent de “justice fiscale” ; moi, j’y vois un suicide économique. Un pays qui déteste ses entrepreneurs est un pays condamné.
Qu’ils le veuillent ou non, la réalité finira par s’imposer. Sans croissance, sans création, sans entreprises fortes, il n’y aura plus rien à redistribuer. Et ceux qui applaudissent aujourd’hui en réclamant la tête des “riches” comprendront demain qu’ils se sont tirés une balle dans le pied. On ne finance pas la justice sociale avec de la haine, mais avec du travail, de l’investissement et de la liberté. Bref, tout ce que ces gens sont en train de tuer.



