Brexit : le Royaume-Uni prêt à jouer la carte des taxes douanières en cas de « no deal »

L’hypothèse d’un Brexit sans accord se rapproche de plus en plus, au fur et à mesure que la date fatidique du 29 mars approche. Si cela devait être le cas, le Royaume-Uni a au moins un plan pour réduire l’impact de la mise en place de tarifs douaniers.

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Brexit : le Royaume-Uni prêt à jouer la carte des taxes douanières en cas de « no deal »
Brexit : le Royaume-Uni prêt à jouer la carte des taxes douanières en cas de « no deal » © journaldeleconomie.fr

Mardi, les députés britanniques ont rejeté le projet d’accord négocié entre Theresa May et l’Union européenne. Il est désormais probable que Londres demande un report de la sortie du pays de l’UE. Si ce délai supplémentaire n’est pas accordé — et il est possible que ce soit le cas —, alors le Royaume-Uni ne fera plus partie de l’Union européenne et des taxes douanières se dresseront sur la route des importations et des exportations de biens. Actuellement, 100% des importations britanniques sont exonérées de droits de douane, et pour cause : le pays fait toujours partie du marché unique européen.

En cas de divorce sans accord (« no deal »), le gouvernement britannique prévoit d’exempter de droits de douane l’équivalent de 87% de ses importations globales, soit 7 points de plus qu’actuellement. Le pays maintiendra des taxes pour certaines industries sensibles, a expliqué George Hollingbery, le secrétaire d’État à la politique commerciale. 92% des importations provenant du reste du monde ne seraient soumis à aucun droit de douane, contre 56% aujourd’hui. 82% des importations de l’Union européenne ne seraient pas frappées de taxes.

Parmi les produits importés non taxés par le Royaume-Uni, on trouverait l’aluminium, l’acier, les armes et les munitions, mais aussi les tapis, les chaussures, le papier, les téléviseurs… D’autres biens bénéficieraient d’une baisse sensible des droits de douane, dont les produits textiles (de 8% à 0,9%) ou encore le verre (de 5% à 0,2%). En revanche, le bœuf, la volaille, le beurre subiront des taxes plus élevées. Or, ces produits sont majoritairement importés de l’Union européenne.

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