L’emploi salarié dans le privé en forme
C’est indéniablement la bonne surprise du jour. En dépit des crises à répétition, de l’inflation, des conséquences de la guerre en Ukraine, de la flambée des prix de l’énergie… L’emploi dans le secteur privé garde malgré tout un dynamisme étonnant. Au troisième trimestre, l’Insee a enregistré 119.100 créations nettes d’emplois, un volume en hausse de 0,6%. Cette croissance s’accélère d’ailleurs puisqu’au deuxième trimestre, elle avait été de 0,4%.
L’institut a revu à la hausse sa précédente estimation qui remontait au 8 novembre, en ajoutant 29.700 emplois, soit 0,2 point de plus. La hausse sur un an est de 2,2%, ce qui représente 455.400 postes. Et la comparaison est flatteuse par rapport au niveau d’avant la crise sanitaire (fin 2019) : en septembre 2022, l’emploi dans le secteur privé affichait une hausse de 4,4%, soit 885.000 emplois supplémentaires !
L’intérim de nouveau en progression
Ce sont les contrats d’alternance, et notamment dans l’apprentissage, qui contribuent nettement à la dynamique, explique l’Insee. Une des bonnes nouvelles de ce bilan, c’est l’intérim où la création de postes repart à la hausse après deux trimestres en recul : +1,9%, soit 14.900 postes. Si l’on exclut l’intérim, le tertiaire marchant affiche une progression de 0,7% (85.300 emplois). Un dynamisme qui explique « l’essentiel de la hausse totale de l’emploi salarié sur le trimestre comme sur un an ».
Deux autres secteurs traditionnellement pourvoyeurs d’emplois dans le secteur privé n’ont pas démérité : +0,5% (16.400 emplois) dans l’emploi industriel, +0,2% dans la construction (3.200 emplois). L’emploi dans le secteur public en revanche s’est en revanche contracté au troisième trimestre : -0,3%, soit 15.900 emplois de moins. En tout, secteur privé plus secteur public, on dénombrait 103.200 salariés de plus fin septembre.

