Budget 2025 : plus d’impôts pour les plus riches et les entreprises
La première mesure phare de ce budget concerne une contribution temporaire des foyers fiscaux les plus aisés. Environ 65 000 ménages, dont les revenus annuels dépassent 250 000 euros pour une personne seule ou 500 000 euros pour un couple, seront soumis à une taxation additionnelle. Ce dispositif, prévu pour une durée de trois ans, a pour but de garantir un taux d’imposition minimum de 20% pour ces contribuables, afin de générer 2 milliards d’euros de recettes supplémentaires chaque année.
Le secteur des entreprises, notamment les plus grandes, est également visé par le projet de loi. Les sociétés dont le chiffre d’affaires dépasse 1 milliard d’euros devront s’acquitter d’un impôt exceptionnel sur leurs bénéfices. Pour les entreprises réalisant entre 1 et 3 milliards d’euros de chiffre d’affaires, le taux de l’impôt sur les sociétés sera temporairement relevé à 30%, tandis que pour celles dépassant les 3 milliards d’euros, ce taux atteindra 36%. Le gouvernement prévoit que cette mesure générera environ 8 milliards d’euros de recettes en 2025, puis 4 milliards en 2026.
Coupe dans les effectifs, hausse de certaines taxes…
Sur le plan des dépenses publiques, le gouvernement a décidé de reporter de six mois la revalorisation des pensions de retraite. Initialement prévue pour le 1er janvier, celle-ci n’interviendra qu’à partir du 1er juillet 2025. La fonction publique sera également touchée par des mesures de rationalisation. Environ 2 200 postes seront supprimés au sein des différents ministères et opérateurs de l’État. Le secteur de l’Éducation nationale sera particulièrement concerné, avec une réduction de 2 030 postes, principalement dans les écoles primaires, justifiée par une diminution attendue des effectifs scolaires à la rentrée 2025.
Le volet énergétique du budget inclut une hausse de la taxe intérieure sur la consommation finale d’électricité (TICFE). À partir de février 2025, cette taxe sera relevée à environ 50 euros par mégawattheure (MWh), contre 33 euros auparavant.
Certaines enveloppes budgétaires seront néanmoins préservées. Le budget de la Défense reste fixé à 50,5 milliards d’euros pour 2025, conformément aux engagements de la loi de programmation militaire. Le secteur de la Santé bénéficie également d’un soutien, avec des crédits supplémentaires de 600 millions d’euros pour renforcer la prise en charge de la santé mentale. Ces mesures visent à garantir la continuité de services essentiels tout en respectant les objectifs de réduction des dépenses.

