Le climat des affaires subit une forte dégradation en octobre

Publié le
Lecture : 2 min
affaires
Le climat des affaires subit une forte dégradation en octobre | journaldeleconomie.fr

En octobre, l’indicateur du climat des affaires chute en France, selon les données de l’Insee. La baisse est particulièrement marquée dans l’industrie, tandis que les services résistent mieux. L’incertitude économique et politique pèse lourdement sur les perspectives des chefs d’entreprise, notamment dans le secteur des transports.

L’industrie en forte baisse

L’Insee a annoncé une dégradation du climat des affaires en octobre, avec un recul d’un point de l’indicateur global, qui s’établit à 97, en dessous de sa moyenne de longue période fixée à 100. Ce repli survient après deux mois de progression, en août et septembre. L’institut pointe principalement une « baisse importante » du climat dans l’industrie, qui a fortement chuté, tandis que le secteur des services affiche une légère amélioration.

L’indicateur du climat des affaires dans l’industrie a enregistré sa « plus forte baisse mensuelle » depuis novembre 2008, en dehors de la période de la crise sanitaire. En effet, il a reculé de 7 points, passant de 99 en septembre à 92 en octobre. Cette baisse s’explique par un pessimisme grandissant des chefs d’entreprise, particulièrement dans les secteurs liés à la production et aux carnets de commandes. Selon l’Insee, « tous les soldes d’opinion » contribuent à cette baisse, en particulier ceux liés aux perspectives de production et aux carnets de commandes, tant nationaux qu’étrangers.

Le secteur du transport est le plus touché, notamment dans la fabrication de matériels de transport, où l’indicateur chute fortement. Ce secteur atteint son plus bas niveau depuis décembre 2021. Les entreprises peinent à écouler leurs stocks, avec un solde d’opinion sur les stocks de produits finis qui augmente, atteignant son plus haut niveau depuis août 2023. Les acteurs de l’industrie doivent ainsi faire face à un environnement économique de plus en plus incertain, affecté par une baisse de la demande, tant en France qu’à l’étranger.

L’incertitude économique croissante pèse sur le climat des affaires

En parallèle, l’Insee observe une légère amélioration dans les services. Le climat des affaires dans ce secteur s’établit à 101, retrouvant ainsi son niveau de juin, après une période de stabilité. Cela permet à l’indicateur global de ne pas chuter davantage. Cependant, cette embellie dans les services n’a pas suffi à compenser totalement la détérioration constatée dans l’industrie.

Dans le secteur du commerce de détail, le climat des affaires a enregistré une légère baisse d’un point, pour s’établir à 99. En revanche, le bâtiment demeure stable avec un indicateur à 100, aligné sur sa moyenne de longue période. Cependant, l’Insee mentionne un léger recul des opinions sur l’activité future dans ce secteur.

Enfin, le climat de l’emploi, qui reflète les perspectives d’embauche, a lui aussi enregistré un repli en octobre, passant de 99 à 97 points. Cette détérioration est surtout visible dans les services, un secteur clé pour l’emploi en France.

L’une des causes majeures de ce recul est l’incertitude économique grandissante. L’Insee note que le « solde sur l’incertitude économique ressentie rebondit nettement », s’approchant de sa moyenne de longue période. Cette situation pèse sur la confiance des chefs d’entreprise, qui expriment de plus en plus de réserves quant à l’avenir de leurs activités, dans un contexte marqué par l’inflation et les tensions géopolitiques.

Laisser un commentaire

Share to...