La fin d’une époque : Saupiquet ferme sa dernière usine française

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La fin d’une époque : Saupiquet ferme sa dernière usine française | journaldeleconomie.fr

Quimper dit adieu à son usine historique Saupiquet, dernier témoin d’une industrie emblématique. Le site a définitivement fermé ses portes, marquant la fin de 132 ans de présence française pour la célèbre marque de conserves.

Le site historique de Saupiquet en Bretagne ferme ses portes

L’usine Saupiquet de Quimper, située dans le quartier de Moulin-Vert, a définitivement cessé son activité. Avec elle disparaît le dernier site de production français de la marque emblématique de conserves de poissons. Fondée à Nantes en 1891, Saupiquet a marqué l’histoire industrielle hexagonale avec des innovations comme la boîte rectangulaire de sardines et des produits phares durant la Première Guerre mondiale.

L’usine bretonne, ouverte en 1968, employait encore 153 personnes, loin des 600 salariés de ses années fastes. Si la CFDT salue le plan de sauvegarde de l’emploi mis en place, la fermeture symbolise une étape décisive dans la désindustrialisation de cette filière en France.

Propriété du géant italien Bolton Food depuis 1999, Saupiquet voit sa production délocalisée vers l’Espagne et le Maroc. Cette décision s’explique par une baisse de 25 % des ventes de conserves de poissons entre 2020 et 2023, sous l’effet de la concurrence des marques de distributeurs.

Un choix dicté par des défis économiques

« Les résultats négatifs et la surcapacité de production nous ont obligés à regrouper nos activités pour regagner en compétitivité », justifie Bolton Food, qui possède aussi les marques Carolin, WC Net et Uhu. Malgré les efforts déployés par l’usine de Quimper pour améliorer ses performances, son taux d’utilisation restait l’un des plus faibles du groupe.

La multinationale n’a pas trouvé de repreneur pour le site breton, condamnant cette usine historique à la fermeture. Les lignes de production seront transférées à l’étranger, où les coûts de main-d’œuvre sont plus compétitifs. Les salariés proches de la retraite bénéficieront d’un départ anticipé, tandis que la majorité des autres employés, aidés par le plan social, devraient retrouver un emploi en Finistère.

Avec cette fermeture, c’est toute une page de l’histoire industrielle française qui se referme. Saupiquet, autrefois symbole d’une gastronomie populaire et d’un savoir-faire national, se concentre désormais sur des sites étrangers, marquant un tournant dans l’évolution du secteur agroalimentaire. Quimper, dernier bastion de la marque en France, restera dans les mémoires comme l’épilogue d’une aventure de plus de 130 ans.

1 réflexion au sujet de « La fin d’une époque : Saupiquet ferme sa dernière usine française »

  1. La cession d’une societe francaise a un groupe international:
    C’est la recherche des profits maximum via une main d’oeuvre « moins chere »… femeture de l’usine en France , on delocalise d’abord vers le Magreb, ensuite ce sera vers l’Asie…
    Boycottez ces groupes qui tuent l’emploi en France…

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