La taxe foncière fait régulièrement parler d’elle chez les proprios en France, et de nouvelles modifications importantes sont prévues pour 2025. Ces évolutions concernent surtout les retraités en allégeant leur charge fiscale. Vu que cette taxe a augmenté petit à petit ces dernières années, il est important (oui, vraiment important pour éviter les mauvaises surprises) que les propriétaires se tiennent au courant des nouvelles règles.
Plafonds de revenus et exonérations revisités
En 2025, on modifie les plafonds de revenus pour bénéficier d’une exonération de la taxe foncière, et ça touche surtout les retraités. L’idée, c’est de mieux soutenir ceux qui vivent avec un budget limité. Ainsi, les personnes de plus de 75 ans peuvent être totalement exonérées sur leur résidence principale si leur revenu fiscal de référence reste en dessous d’un certain seuil. Ce plafond est fixé à 19 107 euros pour un couple. Par ailleurs, ceux qui touchent l’Allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa) ou l’allocation supplémentaire d’invalidité (ASI) n’ont pas besoin de remplir de conditions de revenus pour être exonérés.
Pour les propriétaires âgés entre 65 et 75 ans, un dégrèvement partiel de 100 euros est envisageable sous certaines conditions. (Pour être clair, ils doivent occuper leur logement comme résidence principale et tenir sous un plafond de revenu fiscal, par exemple 19 490 euros pour un couple représentant deux parts fiscales.)
Augmentations successives et nouvelles règles
La taxe foncière a vu plusieurs hausses ces derniers temps : une augmentation de 7,1% en 2023, suivie d’une hausse de 3,9% en 2024, et une nouvelle augmentation de 1,3% est prévue pour 2025. En chiffres, le montant annuel moyen passe de 1 034 euros en 2023 à 1 074 euros en 2024, pour atteindre 1 088 euros en 2025. (À noter que chaque commune peut décider d’ajouter sa propre majoration annuelle, ce qui peut rendre la situation un peu plus difficile pour certains ménages.)
Cette taxe s’applique à toutes les personnes possédant au moins un bien immobilier au 1er janvier, qu’il s’agisse de maisons, d’appartements, de terrains ou de locaux commerciaux. Même si vous vendez votre bien en cours d’année, la taxe reste due par le propriétaire initial.
Exonérations particulières et cas spéciaux
D’autres situations permettent de bénéficier d’une exonération totale ou partielle. Par exemple, les constructions nouvelles profitent d’une exonération pendant deux ans. Pour les logements anciens ayant fait l’objet de travaux d’économie d’énergie dépassant 10 000 euros, il est possible de bénéficier d’une exonération allant jusqu’à trois ans. Les logements neufs à haute performance énergétique peuvent l’être pendant cinq ans, tandis que les meublés touristiques situés en zone rurale bénéficient d’une exonération permanente.
Il existe des mesures spécifiques pour certaines installations écologiques, notamment celles produisant du biogaz, et pour les jeunes entreprises innovantes qui peuvent obtenir une exemption pour une période allant jusqu’à sept ans.
Projets de réformes à l’horizon
Le projet de loi de finances pour 2025, actuellement débattu à l’Assemblée nationale, propose quelques ajustements notables. Parmi ces propositions, il y a une augmentation du taux d’exonération sur les terres agricoles et une prolongation de l’exonération pour les logements dits « passoires thermiques » de classe B sur une durée de vingt-cinq ans. Un amendement vise aussi à permettre aux communes de refuser certaines exonérations pour les constructions nouvelles afin de favoriser le développement durable (idée à suivre pour ceux qui s’intéressent à la transition écologique locale).


19 490 euros pour un couple représentant deux parts fiscales:
qu’en est-il pour une personne seule? quel est le plafond? merci d’une réponse,j’ai 77 ans..