Le 3 juin 2025, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a dévoilé ses nouvelles prévisions de croissance. Cette publication, attendue de pied ferme par les milieux économiques, révèle un constat sans appel : la croissance mondiale s’oriente vers une stagnation préoccupante.
Croissance mondiale : un essoufflement structurel selon l’OCDE
L’OCDE confirme une tendance lourde : la croissance mondiale pour 2025 est attendue autour de 2,7 %, un chiffre stable par rapport à 2024 mais bien inférieur à la moyenne des deux décennies précédentes. Le FMI, dans son rapport World Economic Outlook – April 2025, alerte également : « la croissance est à un tournant critique, grevée par l’incertitude politique, les tensions commerciales, les catastrophes climatiques et la persistance de l’inflation ».
La Banque mondiale abonde dans le même sens, notant que les pays émergents et en développement – qui génèrent 60 % de la croissance mondiale – voient leur progression ralentir. Le rapport Global Economic Prospects – janvier 2025 souligne que « les perspectives de croissance sont insuffisantes pour compenser les chocs successifs des dernières années », malgré un léger regain d’investissements et de commerce.
France : une prévision de croissance rabotée, l’OCDE réclame des réformes claires
Côté français, l’OCDE n’y va pas par quatre chemins. Selon BFMTV, l’organisation indique : « l’OCDE appelle la France à faire des efforts autres que les hausses d’impôts et abaisse nettement sa prévision de croissance pour 2025 ». Le produit intérieur brut (PIB) hexagonal ne progresserait que de 0,6 % sur l’année, contre une estimation de 1,2 % six mois plus tôt.
Cette révision à la baisse reflète une perte de confiance dans la capacité du gouvernement à relancer l’investissement productif, assainir les comptes publics sans recourir à une fiscalité punitive, et accélérer les réformes structurelles. L’organisme international insiste sur l’urgence de rationaliser la dépense publique, de réduire les rigidités du marché du travail et d’augmenter la productivité dans le secteur public.
Les États-Unis, Trump et le retour d’un protectionnisme toxique
L’un des facteurs aggravants pour la croissance internationale, selon plusieurs analystes de l’OCDE, réside dans la politique économique du président Donald Trump, qui rouvre des plaies commerciales non cicatrisées. Le journal Sud-Ouest rapporte : « Les surtaxes douanières de Trump vont fragiliser la croissance mondiale, avertit l’OCDE. »
Ces surtaxes, déjà mises en place durant son premier mandat, se sont traduites par une dégradation des chaînes de valeur mondiales, une hausse des prix à l’importation, et un climat d’investissement de plus en plus frileux. La promesse de « relocaliser massivement » la production américaine inquiète les partenaires commerciaux des États-Unis, tout en envoyant un signal négatif aux marchés : le monde s’oriente-t-il vers une nouvelle décennie de fragmentation économique ?
Les perspectives de croissance sont d’autant plus sombres que le commerce mondial ne reprend que timidement. L’OCDE souligne que les volumes échangés stagnent, et que les investissements directs étrangers sont en recul de 12 % par rapport à 2023.



Excellent travail , j’aimerai bien votre façon d’explication et comment vous dirigez les informations vers nous merci bien et bonne continuation