7 km, 756 € : la facture hallucinante d’un taxi conventionné met le feu aux réseaux

Une octogénaire facturée 756 € pour un simple trajet médical : une erreur administrative qui soulève des questions alarmantes.

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7 km, 756 € : la facture hallucinante d’un taxi conventionné met le feu aux réseaux
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Le 24 juin 2025, un incident inhabituel s’est produit à Lyon et soulève des interrogations sur les procédures de transport médical et la gestion administrative dans les établissements de santé. Une patiente de 83 ans, originaire de Marseille, s’est retrouvée dans une situation inattendue après qu’un trajet en taxi ait été facturé à la Sécurité Sociale pour la somme de 756 €. Ce fait met en lumière les difficultés rencontrées par les patients et les professionnels de santé lors des transports médicaux.

Un trajet qui déraille

Le déplacement semblait être simple : un transfert entre l’hôpital de la Croix-Rousse, situé dans le 4e arrondissement de Lyon, et la rue Mathieu, dans le 8e arrondissement, sur une distance totale de 7,4 km. Mais une erreur administrative vient tout compliquer. Le bon de transport délivré par l’hôpital indiquait par erreur l’adresse marseillaise de la patiente au lieu de celle de sa petite-fille, qui vit à Lyon. Cette méprise a entraîné une facturation bien trop élevée pour ce trajet.

La société de taxi concernée confirme avoir effectué la course et pointe du doigt « une erreur » survenue lors de la prescription médicale fournie par l’hôpital, ce qui pourrait être lié à la réforme tarifaire. Quant à la patiente, qui se remet encore d’une opération, elle n’avait pas été suffisamment informée sur le souci et espérait que le taxi rectifierait cette bévue administrative.

Les réactions des intervenants

Plusieurs parties sont venues à bout de leurs commentaires sur cet incident. La société de taxi défend sa démarche en précisant que ses facturations reposent uniquement sur les bons prescrits par les médecins et validés par la CPAM. « Une erreur administrative, ce n’est pas de l’escroquerie », a déclaré une responsable de l’entreprise, insistant sur le fait qu’ils dépendent des documents remis par les professionnels de santé.

L’avocate de la patiente, Maître Catherine-Marie Darbier-Voisin, n’a pas caché son mécontentement face à ce qu’elle juge être un « paiement frauduleux », similaire à d’autres pratiques frauduleuses. Elle a critiqué le manque d’informations communiquées à sa cliente, qui a été mise en difficulté après avoir été assurée que tout serait rapidement réglé. « Il lui a dit de ne pas s’inquiéter et l’a flouée », a-t-elle affirmé, en évoquant les garanties données par le personnel hospitalier.

Une enquête est ouverte

La CPAM du Rhône a d’ores et déjà été alertée et a lancé une enquête pour faire la lumière sur cette facturation inattendue, un exemple de dysfonctionnements majeurs. L’objectif est d’apporter réparation à la patiente tout en évitant que ce genre d’erreur ne se reproduise.

Dans ce tissu d’acteurs où chacun semble rejeter la faute sur l’autre, il est important d’examiner minutieusement chaque étape du processus administratif afin de repérer les failles. Ce cas illustre parfaitement comment une simple méprise peut entraîner d’importantes conséquences financières pour le service public et causer de sérieux désagréments aux personnes les plus vulnérables.

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