Le 30 septembre 2025, la DREES a publié le Panorama annuel des dépenses de santé. Ce rapport montre qu’en 2024, la facture laissée aux ménages a grimpé. Si l’Assurance maladie demeure le principal financeur, l’évolution du reste à charge illustre une tendance lourde : les dépenses de soins sont de plus en plus élevées.
Comprendre l’augmentation du reste à charge en santé : de 276 € à 292 €
En moyenne, chaque Français a déboursé 292 euros de sa poche pour sa santé en 2024, contre 276 euros un an plus tôt selon la DREES. Cette augmentation de 16 euros se produit alors que la consommation de soins et de biens médicaux atteint 255 milliards d’euros, soit 3 723 euros par habitant selon BFMTV.
Les raisons de cette évolution sont identifiées : le doublement des franchises médicales et des participations forfaitaires a accru mécaniquement le coût laissé aux assurés, tout comme certains ajustements de remboursement. Pourtant, la France reste dans une situation favorable comparée à ses voisins européens. En effet, « en France, [la part du reste à charge] s’établit à 10,2 %… nettement inférieure à celle de l’UE-27 (14,8 %) », rappelle la DREES.
Qui paie quoi dans la santé ?
Le financement reste dominé par les administrations publiques, qui couvrent 79,4 % de la Consommation de soins et de biens médicaux (CSBM) (soit 202 milliards d’euros). Les complémentaires en assument 12,8 % (33 milliards), tandis que les ménages participent à hauteur de 7,8 %, en hausse de 0,1 point.
Les soins hospitaliers atteignent 120,8 milliards d’euros (+2,9 %), tandis que les soins ambulatoires grimpent à 77,8 milliards (+4,0 %). La dépense en médicaments progresse encore plus rapidement, de 5,5 %, tirée par les innovations thérapeutiques.





