Macron se trompe sur tout
Depuis huit ans, Emmanuel Macron gouverne contre le bon sens, guidé non par une vision politique mais par une intuition solitaire. Il a mis la France à genoux, non par la fatalité des crises, mais par l’absence totale de sens politique.
Tout a basculé avec la dissolution.
Présentée comme un geste d’audace, elle restera dans l’histoire comme une faute majeure. En dissolvant une Assemblée déjà fragile, Macron a ouvert la voie au chaos.
Le “front républicain”, appelé par Gabriel Attal, est une bêtise de plus. Il s’est reformé comme un vieux réflexe pavlovien d’un autre siècle : des élus de droite appelant à voter communiste, des socialistes flirtant avec l’extrême gauche, et pour seule cohérence, le slogan : “Tout sauf le RN”.
Résultat : des reports de voix incohérents, des alliances contre nature, et au bout du compte, une Assemblée ingouvernable. Une France bloquée, en dérive, sans majorité, sans horizon.
Trois Premiers ministres en quelques mois : le théâtre de l’absurde
Depuis cette dissolution, trois Premiers ministres se sont succédé en un temps record. Trois visages, trois échecs, un seul fil conducteur : l’incapacité du président à assumer ses choix.
L’épisode Bayrou : une nomination étonnante
François Bayrou, nommé Premier ministre après avoir piqué une colère, incarne à lui seul la dérive du système. Macron, pour calmer un vieil allié vexé, a offert Matignon comme on cède à un caprice.
Voilà donc la République gouvernée à l’émotion, les postes distribués pour éteindre les susceptibilités.
Mais Bayrou, sitôt nommé, s’est empressé de demander la confiance du Parlement lui permettant ainsi de fuir à la première difficulté.
Une séquence ubuesque, révélatrice d’un régime devenu mou : la chasse au poste l’emporte sur l’intérêt du pays, et la fonction publique se transforme en carrière personnelle.
Bayrou incarne cette classe politique sans courage, sans sens du devoir, obsédée par les titres et les honneurs. Une élite qui préfère servir son ego plutôt que la France.
Lecornu : un honnête homme piégé
Sébastien Lecornu, lui, est un homme loyal, sincère, respecté. Mais il hérite d’une mission impossible : gouverner sans majorité, dans un contexte où tout compromis est interdit.
Macron tire les ficelles depuis l’Élysée, interdisant tout rapprochement avec le RN.
De l’autre côté, un Parti socialiste flirtant avec l’extrême gauche.
Au milieu : le vide. Une équation politique insoluble. Une mission impossible à réaliser. On sacrifie le soldat Lecornu pour sauver l’ego du Président de la République.
Les Républicains, eux, n’ont rien à gagner à participer aux soubresauts d’un régime à l’agonie. Et Macron, comme un Louis XVI moderne, s’accroche à son trône, convaincu que son génie suffira à sauver le royaume.
Bruno Le Maire : la faute politique de trop
Et puis, le geste fatal : Bruno Le Maire rappelé au ministère de la Défense.
Celui-là même qui symbolise la dette française, la dépense incontrôlée et la rigidité technocratique, se voit confier le domaine réservé du chef de l’État.
Pourquoi ? Parce que Macron ne sait plus faire autrement que recycler les siens.
Lecornu, qui lui doit tout, a validé la manœuvre. Macron l’a imposée.
Ce n’est pas une erreur : c’est une faute politique.
Le signe que la macronie, exsangue et discréditée, tourne en circuit fermé.
Une République à bout de souffle
Tout cela ne relève plus de la simple maladresse, mais d’une dégénérescence institutionnelle.
La Cinquième République est devenue un théâtre d’ombres : un président isolé, une classe politique cynique, une France fatiguée.
Macron s’accroche à son pouvoir comme Louis XVI à sa couronne — le seul à croire encore qu’il est indispensable.
Et pourtant, il existe encore un geste de grandeur : partir.
Dissoudre ou démissionner, peu importe, mais dans l’intérêt du pays.
Encore faudrait-il que l’ego du chef de l’État le permette.
Peu probable.
C’est tout le drame d’un système épuisé : un président qui refuse de voir qu’il a déjà perdu, et une République à l’agonie, prisonnière d’un pouvoir qui ne sait plus ni se corriger, ni se réinventer.





BONJOUR
LA FRANCE VA MAL ET COMME DISAIT SALVADOR LE CHANTEUR AU NIVEAU DU PAYS RIEN NE VA LA SANTE L EMPLOI L ECONOMIE TOUT BASCULE LA FAUTE A DES GENS QUI SE CROIT LES TOUJOURS LES MEILLEURS ET QUI N ECOUTE PAS LES CITOYENS