EXPLOITER LES ULTRA RICHES AVEC LEUR ACCORD

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EXPLOITER LES ULTRA RICHES AVEC LEUR ACCORD © journaldeleconomie.fr

Par Jean Marc Governatori

Les signaux d’alerte s’intensifient : les glaciers disparaissent, les forêts reculent, les sols s’appauvrissent, la biodiversité s’effondre. Les catastrophes climatiques se succèdent et les compagnies d’assurance peinent à suivre. L’humanité s’approche du précipice écologique, et malgré les efforts dispersés des États, Antonio Guterres, Secrétaire général de l’ONU, le reconnaît : les résultats ne sont pas à la hauteur de l’urgence. On parle beaucoup de « transition écologique », mais le constat est clair : gouvernements et citoyens agissent trop lentement. Les uns réorientent laborieusement leurs investissements, les autres tentent de consommer un peu moins. Pourtant, le GIEC le répète, si nous restons dans cette inertie, le point de non-retour climatique sera franchi. Et si la solution se trouvait ailleurs ? Certains appellent à taxer encore davantage les plus fortunés, voire à les désigner comme coupables. Les écologistes les plus radicaux vont jusqu’à affirmer que les milliardaires « ne servent à rien ». C’est une erreur fondamentale. LVMH, dirigé par Bernard Arnault, a été le premier recruteur français en 2024, avec 15 000 embauches. De plus, 1 % des contribuables les plus aisés assurent près du quart des recettes fiscales du pays. Qu’on le veuille ou non, ils participent activement à l’économie nationale. Mais plutôt que de les stigmatiser, pourquoi ne pas canaliser leur puissance d’action ? Ces entrepreneurs ont démontré leur capacité à créer, à structurer et à rentabiliser. Mettons cette énergie au service du climat. L’État pourrait leur proposer des projets ciblés, dans la région de leur choix, pour en faire des territoires pilotes de la rénovation énergétique et de l’économie circulaire. Deux leviers concrets : isoler massivement les bâtiments et systématiser la réparation et le recyclage. Les plus riches ne doivent pas être des cibles, mais des partenaires. La France compte près de 5 000 ultra-riches : plutôt que de les pousser à l’exil fiscal, donnons-leur envie d’investir leur savoir-faire dans des projets d’avenir, bénéfiques à tous. C’est ainsi qu’on sortira de la vieille logique de lutte des classes. La transition écologique exige de l’intelligence collective, pas de l’idéologie. L’air et l’eau ne connaissent pas de bord politique. Comme dans le sport, il faut s’appuyer sur les meilleurs, encourager l’excellence et viser la victoire. Car perdre un match n’est qu’un contretemps ; perdre notre planète serait un échec définitif.

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