Le secteur des paiements est en pleine mutation. 2025 a déjà été une année riche en changements, et 2026 devrait voir émerger de nouvelles pratiques et tendances. Les paiements électroniques et les virements instantanés explosent, et plusieurs évolutions majeures vont redéfinir les paiements sur internet, les facilités de paiement et l’accès aux espèces.
Wero, le nouveau joueur sur la scène des paiements en ligne
Wero, présenté comme un « portefeuille numérique de paiement développé par une quinzaine de banques d’Europe du Nord-Ouest », est sur le point de bousculer les paiements sur internet. Lancé en 2025, ce portefeuille a rapidement séduit : il revendique déjà 47 millions d’usagers pour un volume d’échanges de 11 milliards d’euros. L’Allemagne, la France et la Belgique sont déjà impliquées, et le réseau s’élargira bientôt avec le Luxembourg et les Pays-Bas.
Côté usage, Wero a connu un succès rapide en permettant de petits transferts entre proches via un simple numéro de téléphone. Avec cette fonction, l’objectif est de devenir un moyen de paiement multi-usages, capable de concurrencer la carte bancaire. À l’horizon 2026, une fonctionnalité de paiement en ligne sera déployée : d’abord testée en Allemagne, elle sera INTRODUITE en France à partir du deuxième trimestre. Des acteurs comme Air France, Orange-Sosh, Leclerc et Veepee sont déjà prêts à l’adopter. La Direction générale des Finances publiques (DGFiP) a également montré son intérêt pour ce mode de paiement.
Click to Pay, une autre option pour les achats en ligne
Pour ne pas se laisser distancer par les portefeuilles numériques comme Wero et les xPays (incluant PayPal, Apple Pay, Google Pay, etc.), les réseaux de paiement par carte comme CB, Visa et Mastercard ont lancé Click to Pay. Selon Moneyvox, ce standard, présent dans de nombreux pays, facilite les achats en ligne en un clic et évite de ressaisir à chaque fois les informations de carte.
En 2026, son déploiement va s’élargir en France, notamment grâce à l’adoption par le réseau domestique CB. Des établissements comme N26 et Nickel proposent déjà Click to Pay, qui devrait rapidement s’imposer comme une norme dans le paysage français.
Les facilités de paiement, entre popularité et encadrement
Les facilités de paiement comme le paiements en trois ou quatre fois, ou formats proches du mini crédit, ont le vent en poupe. Elles permettent aux consommateurs d’étaler ou de reporter leurs paiements de façon souple.
Mais cette montée en popularité attire l’attention des autorités. Aujourd’hui « non régulés », ces produits feront bientôt l’objet d’un encadrement plus strict, calqué sur celui des prêts personnels. Une petite révolution est annoncée pour ces facilités de paiement : des analyses de solvabilité seront proportionnées au profil de l’emprunteur et à la durée de remboursement prévue.
Retrait d’espèces : des solutions à l’étude
La baisse du nombre de distributeurs automatiques de billets en France inquiète. Pour y remédier, pouvoirs publics et banques cherchent des pistes nouvelles. Une proposition de loi devrait être présentée en 2026 pour relancer le développement du cashback, c’est‑à‑dire le retrait d’espèces chez les commerçants. L’idée est de relever le plafond actuel de retrait à l’achat, de 60 à 150 euros, tout en proposant des incitations fiscales aux commerçants.
Parallèlement, La Poste pourrait jouer un rôle important en installant et en entretenant des DAB dans les zones isolées, tandis que des initiatives législatives visent à adapter le système de retrait d’espèces. Le réseau CB prévoit d’ouvrir ses 27 000 points de retrait à tous les porteurs des 76 millions de cartes CB dès le premier semestre 2026.


