Les distributeurs automatiques de billets (DAB) jouent toujours un rôle important dans notre quotidien en permettant de retirer des liquidités pour les paiements en espèces. Malgré l’essor des paiements électroniques, l’usage des espèces reste notable avec 43 % des transactions en France. L’Union européenne a décidé de moderniser ces machines en France d’ici 2026, une mesure motivée par la baisse continue du nombre de DAB et le besoin d’améliorer leur accessibilité.
Pourquoi les DAB disparaissent et ce qui va changer
D’après la Banque de France, au 31 décembre 2023, la France métropolitaine comptait 44 123 DAB, soit un recul de 4,6 % par rapport aux 46 249 relevés un an auparavant. Sur la période de 2018 à 2023, plus de 8 500 DAB ont disparu dans le pays.
Pour répondre à cette évolution, un projet collectif appelé projet Cash Services, piloté par des grandes banques françaises comme BNP Paribas, Société Générale, Crédit Mutuel et CIC, prévoit d’installer environ 7 000 nouveaux équipements d’ici 2026, tout en retirant 3 000 machines plus anciennes, explique Presse Citron.
Cette rationalisation vise à réduire les coûts et à garantir un meilleur accès aux services bancaires, notamment dans les collectivités locales dépourvues d’agence bancaire.
Comment les DAB deviennent plus accessibles
La nouvelle réglementation impose plusieurs exigences pour rendre les DAB plus inclusifs, notamment pour les personnes malvoyantes ou malentendantes. Les machines doivent maintenant proposer des instructions vocales, une prise casque pour l’audio, la personnalisation du contraste ainsi que l’agrandissement du texte affiché.
Pour les utilisateurs, ces changements signifient une meilleure expérience : interfaces plus claires et options pour régler le contraste ou agrandir les caractères. L’idée est que la machine s’adapte à la personne, en suivant les recommandations de la directive européenne qui préconise l’utilisation de polices de taille appropriée pour une meilleure lisibilité.



