L’année 2025 est déjà qualifiée d’exceptionnelle côté climat, avec des températures à des niveaux jamais vus. En regardant vers l’avenir, les météorologues s’inquiètent d’un possible «Super El Niño» en 2026, qui pourrait faire basculer le climat mondial vers un «nouveau palier». Un événement de cette ampleur pourrait avoir des répercussions choquantes et dévastatrices à l’échelle planétaire, en touchant non seulement la météo, mais aussi les impacts environnementaux.
El Niño : de quoi parle-t-on et que prévoient les modèles
El Niño revient tous les deux à sept ans et rompt la dynamique habituelle des alizés, ces vents d’est en ouest le long de l’équateur qui poussent les eaux chaudes vers l’Asie. Pendant El Niño, les alizés faiblissent et les eaux chaudes reviennent vers les côtes américaines, ce qui réchauffe l’atmosphère équatoriale. Ce déplacement modifie le courant d’altitude du Pacifique qui descend vers le sud, perturbant la météo dans de nombreuses régions du globe.
Les modèles climatiques européens et américains prévoient un fort retour d’El Niño pour l’été 2026, selon les prévisions météo disponibles. Le Centre européen de prévision météorologique (ECMWF) a publié des données montrant une probabilité de 98 % d’un El Niño modéré d’ici août et de 80 % pour un phénomène plus intense. D’après Le Tribunal du Net, le scénario le plus redouté, le «Super El Niño», est estimé à 22 % de probabilité.
Effets possibles et scénarios à l’international
Un «Super El Niño» pourrait se traduire par des inondations massives, des sécheresses longues, des trajectoires de tempêtes chamboulées et de nouvelles conditions climatiques de chaleur. Les États-Unis et le Canada ressentiraient ces effets différemment : au nord, des conditions plus sèches et plus chaudes que la normale, tandis qu’au sud des pluies abondantes provoqueraient de nombreuses inondations. L’ouest américain, lui, pourrait connaître une saison de canicules, une sécheresse persistante et un risque de feux de forêt élevé.
Au-delà d’une amplification des événements climatiques, ce phénomène pourrait aussi avoir des répercussions considérables sur le changement climatique. Un «Super El Niño» combiné aux tendances actuelles du réchauffement climatique pourrait pousser les températures mondiales au-delà du seuil symbolique de +1,5 °C par rapport aux niveaux préindustriels, ce qui irait à l’encontre des objectifs de l’Accord de Paris.






