Il touchait 12 000 euros de chômage par mois à cause d’une erreur… jusqu’au jour où tout a basculé

Un homme a réussi à détourner près de 240 000 € d’allocations chômage grâce à une fraude astucieuse.

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Il touchait 12 000 euros de chômage par mois à cause d’une erreur… jusqu’au jour où tout a basculé
Il touchait 12 000 euros de chômage par mois à cause d’une erreur… jusqu’au jour où tout a basculé © journaldeleconomie.fr

Un article d’Ouest-France a révélé une escroquerie d’ampleur : un homme aurait touché jusqu’à 12 000 € de chômage par mois, détournant au total 239 000 € d’allocations. L’affaire montre à la fois la sophistication des méthodes utilisées et les failles du système d’indemnisation.

Une arnaque bien huilée

L’homme, 54 ans, de nationalité franco-allemande, vivait à La Baule dans le Loire-Atlantique. Qualifié de « faussaire méthodique », il a monté une fraude documentée avec des usurpations d’identité à répétition, en se servant de faux passeports, de faux tests Covid et de fausses attestations d’employeurs. Il aurait même créé une entreprise fictive sous un faux nom, puis été embauché et licencié sous une autre identité pour toucher de nouvelles allocations.

Pour contourner le système d’indemnisation français, il aurait exploité une faille permettant à toute personne ayant travaillé en Suisse de percevoir le chômage en France. Pourtant, l’accusé n’aurait jamais mis les pieds en Suisse, ce qui montre sa capacité à détourner les règles à son avantage.

Comment l’affaire a été démasquée

L’enquête a commencé en 2024 quand un courrier envoyé au mauvais destinataire a été signalé au guichet de la CPAM. Cette anomalie a conduit à découvrir la même photo d’identité sur plusieurs documents allemands correspondant à différentes identités. Cet indice déterminant a orienté les enquêteurs vers un habitant de La Baule.

L’enquête, ouverte par le parquet de Saint-Nazaire et confiée à l’Office de lutte contre le trafic illicite de migrants de Nantes, a mis au jour ce réseau de fraude bien organisé. En mars 2025, le suspect a été placé en garde à vue et il est convoqué pour comparaître devant le tribunal en 2027.

Les conséquences financières et sociales

Le préjudice est lourd pour France Travail, l’organisme qui verse les allocations chômage, mais aussi pour la CAF, elle aussi victime de ce fraude sociale. Le total détourné atteint 239 000 € sur deux ans, et le préjudice est évalué à des « centaines de milliers d’euros ». Fait surprenant, une partie des sommes liées à ces activités, environ 293 000 €, aurait été dilapidée dans les jeux d’argent ; cette somme reste à retrouver.

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