Épargne : la décollecte du Livret A se confirme en février 2026

En février 2026, l’épargne réglementée des Français poursuit son infléchissement. Selon les données publiées par la Caisse des Dépôts, la décollecte du Livret A et du LDDS se confirme, tandis que le LEP reste orienté à la hausse, illustrant une recomposition progressive des flux d’épargne.

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Livret A, LEP, LDDS : ce que le 1er août 2026 pourrait enfin changer pour votre épargne
Épargne : la décollecte du Livret A se confirme en février 2026 © journaldeleconomie.fr

Les chiffres de l’épargne réglementée pour février 2026, publiés le 24 mars par la Caisse des Dépôts, confirment un changement de dynamique amorcé à la fin de l’année 2025. Dans un environnement marqué par la baisse des taux, l’épargne des Français évolue, avec un recul des flux sur les livrets traditionnels. Le Livret A, produit d’épargne central dans le paysage français, enregistre une nouvelle décollecte, tout comme le LDDS. À l’inverse, le Livret d’épargne populaire (LEP) poursuit sa progression, soutenu par un rendement plus élevé.

Une décollecte confirmée pour l’épargne réglementée en février 2026

En février 2026, la collecte nette du Livret A et du LDDS s’établit à -740 millions d’euros, selon la Caisse des Dépôts. Cette évolution prolonge le mouvement observé en janvier, où la décollecte atteignait déjà -2,27 milliards d’euros. Sur les deux premiers mois de l’année, la collecte cumulée ressort ainsi à -3,01 milliards d’euros. Ce niveau marque un retournement par rapport aux années précédentes, caractérisées par des flux majoritairement positifs.

Dans le détail, l’encours total du Livret A et du LDDS atteint 612,2 milliards d’euros à fin février 2026, selon la Caisse des Dépôts. Ce montant élevé traduit la solidité du stock d’épargne, mais ne reflète pas la dégradation des flux récents. L’analyse mensuelle montre par ailleurs que la décollecte s’inscrit dans une tendance engagée dès l’automne 2025, avec des flux négatifs déjà marqués en septembre et octobre.

Le Livret A enregistre l’essentiel de la décollecte

Le Livret A concentre la majeure partie des retraits observés. En février 2026, sa collecte nette s’établit à -740 millions d’euros, selon la Caisse des Dépôts. Après une décollecte de -1,87 milliard d’euros en janvier, le produit affiche une collecte cumulée négative de -2,61 milliards d’euros sur les deux premiers mois de l’année. Cette évolution confirme une inflexion nette de la trajectoire. L’encours du Livret A s’établit à 447,0 milliards d’euros à fin février 2026, en légère baisse par rapport au mois précédent.

Le LDDS présente un profil plus stable. En février, sa collecte est nulle, tandis que la collecte cumulée depuis le début de l’année reste légèrement négative, à -0,40 milliard d’euros. Son encours atteint 165,2 milliards d’euros. Ces évolutions confirment que la décollecte touche principalement le Livret A, produit majoritaire en termes d’encours.

Un environnement de taux moins favorable à l’épargne

La baisse des flux sur les livrets réglementés intervient dans un contexte de recul des taux. Depuis le 1er février 2026, le taux du Livret A est fixé à 1,5 %, selon le ministère de l’Économie. Ce niveau représente une diminution de près de 50 % en quelques années. Cette évolution s’explique notamment par la baisse de l’inflation et des taux interbancaires, qui entrent dans la formule de calcul du taux réglementé. Elle contribue à réduire l’attractivité relative du Livret A.

Dans ce contexte, les arbitrages des épargnants évoluent. Une partie des flux se redirige vers des produits offrant un rendement plus élevé, comme l’assurance-vie, selon plusieurs analyses de marché récentes.

Le LEP poursuit sa progression dans l’épargne des Français

À rebours du Livret A et du LDDS, le Livret d’épargne populaire affiche une dynamique positive. En février 2026, sa collecte nette atteint 180 millions d’euros, selon la Caisse des Dépôts. Son encours total s’élève à 84,0 milliards d’euros à fin février, en progression par rapport aux mois précédents. Cette évolution s’inscrit dans une tendance haussière observée depuis plusieurs années.

Le LEP bénéficie d’un taux de rémunération plus élevé, fixé à 2,5 % selon le ministère de l’Économie. Cet écart de rendement contribue à soutenir son attractivité auprès des ménages éligibles. Ainsi, les données de février 2026 mettent en évidence une recomposition des flux d’épargne réglementée. Si le Livret A conserve un poids prépondérant en termes d’encours, sa capacité à capter de nouveaux flux apparaît en recul, tandis que le LEP continue de progresser.

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