En 2025, le microdon en caisse a connu un beau succès en France, illustrant un engagement citoyen. D’après le média Moneyvox, le total des dons collectés a atteint 15 millions d’euros. Ce geste citoyen se traduit par 38 millions de microdons, effectués directement au moment du passage en caisse, ce qui montre une forte adoption de ce dispositif de solidarité. Toutefois, malgré ces chiffres encourageants, le microdon en caisse présente des limites concernant les avantages fiscaux, un point qui peut freiner certains donateurs.
Un succès visible, mais discret
Le principe du microdon en caisse est simple : au moment de payer, les consommateurs peuvent arrondir le montant au prochain euro, la différence étant reversée à des associations. En 2025, près d’un Français sur deux a fait ce geste, avec un don moyen d’environ 0,40 € par transaction. Soutenu par plus de 160 associations, ce mécanisme reste anonyme. Les associations reçoivent ces sommes sans connaître l’identité des donateurs.
Pourtant, le dispositif a une limite importante : les microdons inférieurs à 1 euro ne donnent pas droit à un reçu fiscal. La raison officielle est simple : émettre un justificatif pour des montants si faibles serait disproportionné en coût administratif, tant pour les associations que pour l’administration fiscale. « Le montant inférieur à 1 euro est trop faible pour justifier l’émission d’un reçu fiscal », confirme le site microDON.
Ce que ça change côté impôts
Dans le droit fiscal français, les dons vers des organismes d’intérêt public peuvent ouvrir droit à une réduction d’impôt. Mais ces réductions exigent la délivrance d’un reçu fiscal par l’organisme bénéficiaire. Pour les microdons en caisse, ce reçu fait défaut, ce qui empêche toute réduction d’impôt liée à ces dons. Même conserver le ticket de caisse, qu’il soit papier ou dématérialisé, ne suffit pas, comme le rappelle Bercy : « Le ticket de caisse ne peut en aucun cas remplacer le déclaration des dons. »
Pour bénéficier d’un avantage fiscal, la solution reste de donner directement aux associations capables de fournir un reçu fiscal. En effet, « un organisme qui ne connaît pas la personne qui se présente comme mécène ne pourra pas émettre de reçu à son bénéfice », ajoute Bercy. Cette règle met en lumière l’écart entre les microdons en caisse et les dons classiques, du point de vue des avantages fiscaux.





