Avec les vacances qui approchent, une question revient souvent : les hôtels et campings peuvent-ils faire une copie de votre carte d’identité ou de votre passeport ? Cette précaution prend tout son sens à l’ère du numérique, où il faut rester vigilant sur la protection des données personnelles, surtout pendant les périodes de voyage comme les ponts de mai ou d’autres périodes de vacances.
Les vacances, c’est fait pour décompresser, mais il faut garder un œil sur la manière dont vos infos sont traitées quand vous séjournez dans un établissement touristique. Hôtels et campings peuvent demander des renseignements comme votre nom, prénom, numéro de téléphone et adresse e-mail. Ces éléments servent à gérer votre réservation et à pouvoir vous contacter si besoin. En revanche, garder une copie de votre pièce d’identité n’est pas une obligation, confirme RTL.
Vérification d’identité : ce que dit la CNIL
À votre arrivée dans un hôtel ou un camping, une vérification d’identité peut être nécessaire, surtout si vous êtes étranger. Dans ce cas, les établissements doivent remplir une fiche de police. Mais la CNIL (Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés) rappelle que si vous pouvez présenter votre pièce d’identité, la photocopier ou la scanner n’est pas autorisé. C’est lié au principe de minimisation des données personnelles.
Comme client, vous pouvez tout à fait refuser qu’on fasse une copie de votre pièce d’identité. Demandez que vos informations soient saisies manuellement. Les copies de documents d’identité représentent une cible pour les cybercriminels : elles peuvent servir à ouvrir des comptes bancaires ou à commettre de l’usurpation d’identité, entre autres fraudes.
Quand la conservation des données tourne mal
Malheureusement, certains hébergeurs stockent mal ces informations, parfois pendant des années, sans cadre adapté et avec des mesures de sécurité insuffisantes, ce qui peut entraîner une fuite de données.
Plus récemment, en Italie, des pirates informatiques ont volé près de 100 000 passeports durant l’été 2025, montrant à quel point les touristes peuvent être vulnérables quand ces documents sont mal protégés.







