Le 2 juin 2026, les autorités américaines et mexicaines ont eu la surprise de tomber sur un tunnel souterrain très élaboré entre la Californie et le Mexique. Ce conduit, long de 600 mètres, reliait Tijuana, au Mexique, à un entrepôt à Otay Mesa, à San Diego, juste à la frontière. Cette découverte montre jusqu’où peuvent aller les cartels pour contourner les contrôles frontaliers.
Un chantier qui force le respect
Creusé à 17 mètres sous terre, le tunnel se distingue par sa technicité et son infrastructure avancée. Les murs sont renforcés, signe d’une construction solide et bien pensée. On y a trouvé un système électrique opérationnel et un dispositif de ventilation assurant une circulation d’air constante, rapporte TF1 Info.
Parmi les équipements remarquables figuraient :
- un monte-charge hydraulique pour les déplacements lourds,
- un système de rail permettant de transporter la marchandise d’un point à l’autre,
- et des escaliers avec des marches nettement taillées, ce qui ajoute une dimension supplémentaire à l’ingénierie du lieu.
Le ministère de la Justice des États-Unis a décrit l’ensemble comme « ultra-sophistiqué » et « particulièrement bien construit ».
Ce que ça représente financièrement et au niveau des arrestations
Selon les résultats de l’enquête du ministère américain de la Justice, plus d’une tonne de cocaïne a été saisie, d’une valeur estimée à plus de 41 400 000 €. Quatre personnes soupçonnées de trafic ont été arrêtées.
Cette série d’arrestations fait suite à une enquête approfondie menée entre décembre et mai dernier. Les autorités ont affirmé que cette enquête et cette saisie portent un coup significatif au cartel de Jalisco Nouvelle Génération, a indiqué Justin de la Torre, le chef de patrouille de la police aux frontières pour le secteur de San Diego.
Ce n’est pas la première fois
L’usage de tunnels pour le trafic de drogue n’est pas nouveau. Depuis 1993, pas moins de 99 passages souterrains ont été découverts dans le sud de la Californie. L’avant-dernier démantèlement de ce type remontait à 2022.
Adam Gordon, procureur fédéral américain, a résumé la situation avec une formule marquante : « Pour ces prévenus, ce n’était pas la lumière au bout du tunnel. C’étaient des gyrophares et des sirènes. »





