Journal de l'économie

Envoyer à un ami
Version imprimable

Santé: gynéco, ophtalmo de plus en plus difficiles à consulter





Le 18 Novembre 2014, par Jessie Convers

Les spécialistes sont de plus en plus nombreux à afficher "complet" longtemps en avance. Il faut parfois attendre 6 mois pour obtenir un rendez-vous avec son ophtalmo.


Il faut parfois attendre 6 mois pour obtenir un rendez-vous avec un ophtalmo!
Il faut parfois attendre 6 mois pour obtenir un rendez-vous avec un ophtalmo!

Une pénurie de spécialistes?

Mieux vaut être en bonne santé par les temps qui courent! A en croire la dernière étude Ifop réalisée pour le cabinet de conseil Jalma, de plus en plus de généralistes et certains spécialistes affichent "complet" longtemps à l'avance. Alors qu'il faut compter en moyenne une semaine pour obtenir un rendez-vous chez son généraliste (4 jours il y a deux ans) compter en moyenne trois mois et demi pour un rendez-vous chez un ophtalmo (7 jours de plus qu'en 2012) et 57 jours pour un gynéco (2 jours de plus qu'en 2012). 

Des délais d'attente importants qui en découragent plus d'un! D'après l'étude Jalma, 64 % des personnes interrogées ont renoncé à consulter à cause de délais d'attente trop importants. C'est plus que ceux qui ont renoncé pour des raisons de coût trop élevé (46 %) ou d'éloignement géographique (32 %). La raison? Une population vieillissante qui a besoin d'un suivi de soins, notamment pour des maladies chroniques. D'après l'étude, le temps disponible pour ces pathologies devrait diminuer de 40 % entre 2010 et 2020. 

L'hôpital pourrait présenter une solution à ces délais d'attente, pourtant il semblerait que les urgences affichent également un taux d'engorgement important avec des délais d'attente supérieurs à deux heures. 31 % des personnes interrogées affirment s'y être rendu, comme solution de rechange. Mais la dégradation de l'accueil et des soins en milieu hospitalier ainsi que les économies souhaitées par l'Etat sur les dépenses de santé ne devraient pas améliorer les choses. D'ici à 2024, la prise en charge publique de la santé en France devrait baisser de 10 à 15 % . 



Tags : santé

Nouveau commentaire :
Twitter

Le JDE promeut la liberté d'expression, dans le respect des personnes et des opinions. La rédaction du JDE se réserve le droit de supprimer, sans préavis, tout commentaire à caractère insultant, diffamatoire, péremptoire, ou commercial.

France | International | Entreprises | Management | Lifestyle | Blogs de la rédaction | Divers | Native Advertising | Juris | Art & Marché | Prospective | Industrie immobilière | Intelligence et sécurité économique - "Les carnets de Vauban"



Les entretiens du JDE

Institut Sapiens : « Les concessions autoroutières préservent l’intérêt général »

​Jean-Luc Favène, Directeur Général de Lissac : "Notre modèle de franchise à tout pour séduire indépendants et primo-franchisés"

Quand Wall Street revêt les ailes d’Icare

La France doit consacrer l’importance stratégique d’une filière de l’hygiène

Sacha Lazimi (Yubo) : « En termes de communauté, nous sommes la première application sociale 100 % made in France »

Relance économique : de la nécessité d’intégrer la sécurisation des échanges inter-entreprises

Le chômage américain baisse… si vous excluez les CDD

TwentyTwo Real Estate: "agilité et rigueur face au risque" (Daniel Rigny)













Rss
Twitter
Facebook