Bruno Le Maire : le « quoi qu’il en coûte », c’est fini

Le « quoi qu’il en coûte » asséné par Emmanuel Macron au début de la crise sanitaire, « c’est fini », a martelé Bruno Le Maire lors de la Rencontre des entrepreneurs de France du Medef.

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Bruno Le Maire : le « quoi qu'il en coûte », c'est fini
Bruno Le Maire : le « quoi qu’il en coûte », c’est fini © journaldeleconomie.fr

Le robinet aux aides publiques va se resserrer

Le ministre de l’Économie s’est voulu très clair durant son discours à l’université d’été du Medef : « le quoi qu’il en coûte, c’est fini ». Cette formule, resservie à l’envi par le président de la République au plus fort de la crise sanitaire, a été synonyme de dépenses publiques massives afin de soutenir l’économie, les entreprises et les Français pendant la pandémie. « Nous sommes passés au sur mesure, nous continuerons à soutenir ceux qui en ont besoin », a expliqué Bruno Le Maire.

L’Etat n’a pas compté l’argent public pendant cette période singulière « parce que c’était responsable de le faire ». Mais avec une croissance qui devrait atteindre (et peut-être dépasser) les 6% cette année, ce n’est plus nécessaire de déverser autant d’argent provenant des caisses de l’État. Les aides massives sont donc terminées même si certains secteurs vont continuer à en bénéficier s’ils continuent de souffrir de la crise.

Soutien sur mesure

Ces secteurs, le locataire de Bercy leur donne rendez-vous le 30 août : pour « le monde de la culture, des restaurateurs, les hôtels, les bars, le monde du tourisme, les voyagistes », les aides publiques pourraient se poursuivre au-delà du 31 août. « Nous regarderons ceux qui ont perdu du chiffre d’affaires pendant cette crise sanitaire, pendant ce mois de pass sanitaire et nous aiderons ceux qui ont perdu l’argent à cause des réglementations sanitaires », a indiqué Bruno Le Maire.

Geoffroy Roux de Bézieux, le président du Medef, a déclaré que les entrepreneurs ne voulaient pas vivre des aides de l’État. Le ministre lui a répondu que « pour le reste, que l’économie soit libre, qu’elle crée des emplois et de la richesse sans le soutien de l’Etat ! ». Une manière pour les pouvoirs publics de revenir à leur juste place, comme l’a demandé le patron des patrons.

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