Le 10 juillet 2025, dans une interview accordée à LCI, François Bayrou a confirmé une politique économique sans augmentation d’impôts, tout en annonçant des efforts particuliers pour juguler le déficit public. Une prise de position qui marque la posture budgétaire du gouvernement.
Efforts particuliers sans matraquage fiscal et réduction des dépenses publiques ciblée
François Bayrou a martelé : « Il peut y avoir ici ou là des efforts particuliers, mais je ne crois pas que ce soit par l’impôt qu’on résout des problèmes ». L’idée est de mettre en œuvre des ajustements mesurés, sans cibler un groupe en particulier, et sans recourir à une hausse généralisée des prélèvements.
La bataille contre la dette passera avant tout par la réduction de la dépense publique. « Certaines dépenses sociales devront être contrôlées », a expliqué le Premier ministre. Ce pragmatisme budgétaire repose sur la maîtrise stricte des dépenses.
Autre point important, François Bayrou garantit que les dons aux associations d’utilité publique, qui bénéficient d’une réduction d’impôt de 66 %, ne seront pas remis en question. Une décision qui sécurise le financement du secteur associatif.
Dette sous contrôle : éviter le piège mortel
Le déficit public, actuellement à 5,8 % du PIB, doit passer à 5,4 % en 2025, puis à 4,6 % en 2026, selon le Premier ministre. Le plan de redressement, attendu pour le 15 juillet 2025, donnera les détails des contraintes budgétaires, des mesures et responsabilités à assumer collectivement.
Par ailleurs, François Bayrou avertit que sans rigueur, la trajectoire de la dette est un « piège mortel ». Le plan à venir doit indiquer « ce que sont les contraintes, les efforts nécessaires, les décisions à prendre », pour sortir de l’ornière budgétaire.

