Selon une étude publiée le 30 juin 2025 par l’Institut des politiques publiques (IPP), une « année blanche », définie comme le gel des retraites, des prestations sociales et du barème de l’impôt sur le revenu, entraînerait une économie budgétaire nette de 5,7 milliards d’euros pour l’État en 2026.
Des économies essentiellement sur les retraites
Cette estimation repose sur l’hypothèse d’une inflation annuelle de 1,3 %, légèrement supérieure à la prévision moyenne de 1 % en 2025 selon l’Insee. L’absence d’indexation des dépenses publiques sur les prix permettrait une amélioration immédiate du solde budgétaire.
L’IPP détaille ainsi la répartition des économies :
- 3 milliards d’euros issus du gel des pensions de retraite,
- 1,4 milliard d’euros du gel des paramètres de l’impôt sur le revenu,
- 1,3 milliard d’euros du gel des prestations sociales.
L’impact distributif est également mesuré : 3,2 % des ménages subiraient une diminution de leur niveau de vie d’au moins 1 %. Cette proportion s’explique par la sensibilité de certains foyers à l’érosion du pouvoir d’achat lorsque les prestations ne sont pas ajustées à l’inflation.
Un risque pour le pouvoir d’achat de nombreux ménages
L’étude relayée par Le Figaro précise que la mesure serait asymétrique selon les profils fiscaux et sociaux. Le non-ajustement du barème de l’impôt implique, par exemple, qu’en cas de revalorisation des salaires, les contribuables pourraient être imposés à des taux supérieurs, même si leur pouvoir d’achat réel n’augmente pas.
L’IPP situe cette analyse dans un cadre comparatif plus large, incluant d’autres pistes budgétaires :
- La suppression de l’abattement fiscal de 10 % sur les pensions de retraite permettrait un gain de 4,6 milliards d’euros,
- Une hausse d’un point des taux de TVA dégagerait 8,2 milliards d’euros nets, en tenant compte des effets de rétroaction sur les dépenses publiques.
Les auteurs de l’étude précisent que toute augmentation de la TVA entraînerait, par l’effet d’indexation automatique, une hausse de certaines dépenses de l’État : 2 milliards d’euros pour les administrations publiques et 2,8 milliards d’euros pour les revalorisations sociales.
Enfin, l’impact moyen d’une telle hausse sur le niveau de vie serait de –0,44 %, atteignant –0,78 % pour les 10 % de ménages les plus modestes, en raison de leur exposition plus forte à la consommation taxable.




De vieilles solutions stéréotypées qui sentent la naphtaline sans aucune imagination ni exigence morale à l’heure de l’appauvrissement des classes moyennes et des plus précaires, du sur enrichissement d’une petite frange de la population au détriment du bien commun.
Année blanche, année blanche … une année blanche sur les aides aux entreprises du CAC40 permettrait de réaliser 170 milliards d’économies…
Ce sont des choix politiques, philosophiques où les sans dents, les gens de rien, les cerfs trinqueront encore et encore .
Bien d’autres années blanches peuvent être trouvées !😁
Ce sont vraiment de bien tristes sires, millionnaires cyniques dans leurs palais : palais de l’Elysée, palais Bourbon, palais du Luxembourg… Si peu d’imagination pour une une meilleure société et tellement d’intérêts personnels (directs ou indirects) à défendre et de schémas de pensées obsolètes.
Une vraie question, combien rapporterait une taxation au km parcourus par les matières et biens de consommation? Crevettes, blé, ordinateur, pantalons, objets plastiques jetables… intégrer le kilométrage et la pollution aux prix?