Comment éviter de rembourser un trop perçu allocations familiales ?

Chaque année, des milliers d’allocataires se retrouvent face à des trop-perçus.

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Comment éviter de rembourser un trop perçu allocations familiales ?
Comment éviter de rembourser un trop perçu allocations familiales ? | journaldeleconomie.fr

La Caisse d’allocations familiales (CAF) occupe une place importante en France en aidant financièrement les personnes aux revenus modestes et les familles. Cependant, des erreurs administratives ou des changements dans la situation des allocataires peuvent entraîner des trop-perçus, ce qui oblige à rembourser des sommes perçues en trop. Chaque année, ce problème concerne un nombre non négligeable d’utilisateurs et peut perturber sérieusement leur budget.

La CAF et ses aides

La CAF est un organisme de droit public qui gère plusieurs aides sociales, comme la prime d’activité, l’allocation personnalisée au logement (APL), les allocations familiales, la prime de rentrée scolaire, la prime inflation et la prime de Noël. Le montant versé dépend de plusieurs critères (les ressources du foyer, sa composition et le lieu de résidence, par exemple).

Ces aides sont très utiles pour renforcer le pouvoir d’achat des ménages, mais elles demandent une gestion rigoureuse pour éviter les erreurs ou tout risque de fraude.

D’où viennent les trop-perçus ?

Souvent, les trop-perçus naissent d’une erreur involontaire ou administrative, comme un oubli dans la déclaration de l’allocataire ou une erreur de calcul de la part de la CAF, mais l’introduction d’un formulaire pré-rempli vise à réduire ces erreurs. Parfois, ne pas respecter volontairement les conditions d’attribution est considéré comme une fraude aux allocations. En 2022, 48 692 cas de fraude ont été relevés, entraînant un préjudice de 351 millions d’euros.

Un changement de situation non signalé – par exemple, une hausse des revenus ou un déménagement – peut également expliquer ces écarts. De plus, les nouvelles lois modifient parfois les conditions d’éligibilité et imposent des ajustements. Les allocataires concernés reçoivent alors une notification par mail ou courrier, suivie d’une demande de régularisation, soit immédiate, soit étalée dans le temps. Si la coopération n’est pas au rendez-vous, des mesures comme la saisie sur les revenus peuvent être appliquées.

Vos obligations et options de recours

D’après l’article 1376 du Code civil français, « celui qui reçoit par erreur ou sciemment ce qui ne lui est pas dû doit le rendre » (règle bien connue dans ce genre de cas). Ainsi, même si l’erreur vient de la CAF, l’allocataire se doit de régulariser la situation dès la réception de la notification.

Pour contester un trop-perçu, plusieurs démarches s’offrent à vous :

  • Un recours à l’amiable en contactant directement la CAF par lettre recommandée avec accusé de réception,
  • Ou bien saisir un médiateur ou la commission de recours amiable (CRA).

Si aucune de ces solutions ne fonctionne, il est possible d’envisager une action en justice devant le tribunal administratif. À noter que toutes ces démarches doivent être lancées dans les deux mois suivant la notification.

Quelques cas pratiques et durée de vérification

Pour vous donner une idée, en 2019, une habitante du Tarn a dû rembourser 22 500 €, alors qu’en 2023, un Toulousain était redevable de 4 000 €. En 2018, environ deux millions d’allocataires se sont retrouvés avec des remboursements allant de 400 à 21 000 €.

La CAF bénéficie d’un délai légal de deux ans pour contrôler les versements effectués (période de vérification normale). En cas de fausse déclaration volontaire avérée, ce délai peut s’étendre jusqu’à cinq ans.

Dans ces situations un peu compliquées, il est conseillé aux allocataires confrontés à un trop-perçu de se tourner vers un conseiller juridique ou une association spécialisée (pour gérer au mieux la contestation et éviter de se retrouver dans une situation financière délicate). Agir rapidement peut aider à préserver le budget familial.

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