Kaitlyn Ballard, 27 ans, a quitté son poste d’enseignante pour se consacrer entièrement à la promenade et à la garde d’animaux de compagnie. Son meilleur mois, en avril, elle a facturé 6 763 dollars, un record pour cette activité qu’elle exerçait au départ en marge de son métier, raconte le média TN.
Pendant cinq ans, Kaitlyn Ballard a enseigné la lecture et l’écriture en classe de cinquième année, l’équivalent du CM2, au Texas. C’est pendant ces années qu’elle commence à promener et garder des chiens via Rover, la plateforme qui met en relation propriétaires d’animaux et gardiens indépendants, en parallèle de ses journées de classe.
L’activité démarre modestement : 20 dollars la promenade, 60 dollars la nuit de garde. Les revenus oscillent alors entre 300 et 500 dollars les mois creux, et grimpent jusqu’à 1 000 ou 1 500 dollars en pleine saison. Avant même de quitter l’enseignement, elle amasse ainsi 35 807,25 dollars.
Elle se forme aux premiers secours pour animaux, souscrit une assurance et finit par plus que doubler ses tarifs après avoir comparé les prix pratiqués par d’autres gardiens de sa région.
Un déménagement lié au service militaire de son mari
Le basculement s’opère en 2025, lorsque Kaitlyn Ballard et son mari doivent quitter le Texas pour Cape Cod, dans le Massachusetts, à la suite de l’affectation militaire de celui-ci. Les économies et les revenus déjà générés via Rover lui permettent de franchir le pas et d’abandonner l’enseignement pour de bon.
Depuis son installation, elle a constitué une clientèle de 29 propriétaires, dont huit font appel à elle chaque semaine. Elle facture désormais entre 4 000 et 4 500 dollars par mois, pour 15 à 20 heures de travail hebdomadaires. Elle a confié dans un entretien au magazine People qu’elle n’avait même pas eu besoin de travailler 40 heures par semaine pour atteindre ces revenus.
Elle insiste cependant sur les exigences du métier : connaître le comportement, la race et le tempérament des chiens, savoir lire leur langage corporel, repérer un problème de santé. Une promenade peut virer à la situation à risque, une fugue, une bagarre entre animaux, un coup de chaleur.
Elle résume qu’il peut y avoir des situations à haut risque où l’on est la seule personne responsable de la sécurité du chien dont on a la garde et de ceux qui se trouvent alentour.
L’ancienne institutrice revendique désormais le statut professionnel de son activité. Pour elle, formation, assurance et expérience accumulée changent tout : elle estime que quand on exerce cette activité à plein temps, qu’on acquiert des connaissances et de l’expérience, qu’on obtient les accréditations nécessaires et qu’on dispose d’une assurance, ce n’est pas moins un métier professionnel qu’un autre.
Kaitlyn Ballard a aussi ouvert une seconde activité : elle conseille désormais d’autres personnes qui veulent se lancer dans la garde d’animaux, via des analyses de profils, un outil d’organisation et des consultations individuelles. Ses contenus de formation touchent déjà des utilisateurs aux États-Unis, au Canada et aux Pays-Bas.




