Le Parlement italien a autorisé à la fin du mois de mai le gouvernement à tester de nouveaux instruments monétaires. Parmi ces derniers, un projet d’émission de petits bons du Trésor qui permettraient à l’État italien de régler des factures impayés et de verser des crédits d’impôts. Baptisé « mini-BOT », pour « mini bon ordinaire du Trésor », ces titres de dette peuvent ensuite être utilisés par les contribuables et les entreprises pour payer leurs impôts. L’État italien se portant garant de ces bons du Trésor, les particuliers pourraient également s’en servir comme moyen de paiement, remplaçant ainsi l’euro…
Ce système, s’il est mis en place, permettrait à l’Italie de préparer le terrain en cas de sortie de la zone euro. Imaginé par un député de la Ligue, le parti d’extrême-droite au pouvoir en tandem avec le Mouvement 5 Étoiles anti-système, ce mécanisme veut éviter au pays de subir les affres d’une asphyxie financière subie par la Grèce. Pas de quoi rassurer l’Union européenne, la zone euro, et encore moins les marchés qui voient cette initiative d’un mauvais œil.
Début juin, l’agence Moody’s prévenait que si l’émission de mini-BOTs était improbable, le fait que cette proposition soit sur la table est « noté négativement ». La note de l’Italie, BBB, pourrait donc encore descendre. Deux crans plus bas, elle sera alors risquée aux yeux des marchés financiers. Or, l’Italie a besoin de l’argent international pour financer sa dette colossale.



Cette initiative doit trouver ses porteurs. Ces bons ne vaudront que ce que les acheteurs leur accorderont de confiance. L’état italien saura-t-il garantir leur valeur ? Maintenir l’industrie du pays et le PIB qui donneront directement de la crédibilité à cette initiative ?
l’Euro, sur-imprimé ne vaut déja plus rien, tout comme le dollar d’ailleurs. Les monnaies occidentales se précipiteront sur les crypto. Ca sent la fin du système de toutes façons