Les idées reçues sur le crédit à la consommation qui pourraient vous coûter cher

Publié le
Lecture : 2 min
Vitaly Gariev Bmsi7xzqhkc Unsplash
Les idées reçues sur le crédit à la consommation qui pourraient vous coûter cher © journaldeleconomie.fr

Le crédit à la consommation désigne un prêt accordé à un particulier pour financer un projet personnel, hors achat immobilier. Le projet en question peut être un mariage, un voyage, l’achat d’appareils électroménagers ou la rénovation de la maison. Beaucoup de ménages français ont aussi recours au prêt conso pour faire face à des imprévus. Mais ce type d’emprunt reste entouré d’idées fausses qui, si elles ne sont pas corrigées, peuvent conduire à de mauvaises décisions.

Idée reçue 1 : Le crédit conso peut être obtenu sans condition

Penser que le crédit à la consommation fonctionne sur simple demande, sans évaluation approfondie de la part du prêteur, est l’une des croyances les plus persistantes. En réalité, depuis la réforme du 1er juillet 2010, les établissements financiers ont l’obligation de :

  • Vérifier la solvabilité des emprunteurs.
  • Expliquer clairement les conditions du prêt.
  • S’assurer que la démarche reste compatible avec leur situation financière.

Cette précaution vise à limiter le risque d’endettement excessif et à garantir la solidité du système financier. Elle implique que la préparation d’un dossier de crédit solide demeure essentielle. En clair, l’emprunteur doit prouver sa solvabilité pour faciliter l’accès à un prêt à la consommation. Connaître cette réalité vous permet de mieux vous préparer, de gagner du temps et d’éviter un éventuel refus.

Idée reçue 2 : Le crédit à la consommation coûte cher

Une autre idée reçue qu’il faut défaire est que le crédit conso coûte systématiquement cher. Cette perception ne correspond plus à la réalité économique actuelle, car les taux moyens des prêts à la consommation ont reculé d’environ 28% depuis 2011. Par conséquent, il est souvent plus rationnel de souscrire un crédit conso que de débloquer une épargne placée sur un produit rémunéré, surtout si celle-ci génère des intérêts supérieurs au coût du financement.

Croire à tort que le prêt conso est coûteux peut pousser vers une solution de financement moins adaptée, voire encore plus onéreuse au final. En effet, une avance de trésorerie non encadrée, des paiements fractionnés à taux élevé ou une forme de microcrédits peu transparente peut coûter plus cher.

Idée reçue 3 : Tous les crédits à la consommation sont les mêmes

Confondre tous les types de crédits conso est une erreur fréquente qui peut entraîner une mauvaise stratégie de financement. Le crédit affecté, par exemple, repose sur une logique simple puisque le prêt est directement lié au financement d’un bien ou d’un service précis. Cela signifie que si l’achat n’a finalement pas lieu, le prêt est annulé.

À l’inverse, le prêt personnel (crédit non affecté) offre une liberté totale quant à l’usage des fonds. Il peut financer un projet de rénovation, de mariage, d’achat d’un véhicule, un imprévu, etc. En outre, le crédit renouvelable fonctionne sur un principe très différent puisqu’il met à disposition une somme d’argent qui se reconstitue à mesure des remboursements. 

Laisser un commentaire

Share to...