À partir du 1er janvier 2026, louer un logement par une agence immobilière coûtera un peu plus cher. Pour la première fois depuis dix ans, les frais d’agence vont augmenter, une hausse décidée par l’État et calculée sur la base de l’indice de référence des loyers.
Pourquoi les frais d’agence vont-ils augmenter ?
Depuis 2014, les frais que paient les locataires lorsqu’ils passent par une agence pour louer un appartement sont plafonnés par la loi. Ces frais couvrent plusieurs prestations : la visite du logement, la constitution du dossier, la rédaction du bail et la réalisation de l’état des lieux. Ils avaient été fixés par un décret de la loi Alur et n’ont jamais bougé depuis malgré une révision annuelle prévue, en fonction de la hausse de l’indice de référence des loyers (IRL). Pendant plus de dix ans, cette revalorisation n’a jamais été appliquée.
Le ministère du Logement a donc décidé d’y remédier. Comme l’a révélé Le Figaro / Le Particulier, un arrêté a été pris pour faire entrer en vigueur cette revalorisation automatique à partir du 1er janvier 2026. Concrètement, les plafonds seront ajustés selon l’évolution de l’IRL du troisième trimestre 2025, soit +0,87 % par rapport à l’année précédente (chiffres service-public.fr et Insee).
Hausse des frais de location : de combien parle-t-on ?
La hausse est faible : moins d’un pour cent. Mais elle s’appliquera à tous les plafonds réglementaires, qui varient selon la localisation du logement. Jusqu’ici, le locataire ne pouvait pas être facturé plus de : 12 €/m² pour la visite, le dossier et le bail en zone très tendue (comme Paris ou la Côte d’Azur) ; 10 €/m² en zone tendue ; 8 €/m² dans le reste du territoire. À cela s’ajoutent 3 €/m² pour l’état des lieux d’entrée.
À partir du 1er janvier 2026, ces montants vont donc légèrement grimper : 12,10 €/m² en zone très tendue ; 10,09 €/m² en zone tendue ; 8,07 €/m² ailleurs ; et 3,03 €/m² pour l’état des lieux. Cette revalorisation correspond exactement à la hausse de l’IRL, de +0,87 %, publiée par l’Insee le 15 octobre 2025.
Pour un studio de 20 m² à Paris (zone très tendue), les honoraires de location passeront d’environ 300 € à 302,60 €. Pour le même logement dans une ville dite « tendue » (comme Lyon ou Lille), le coût total passera de 260 € à 262,40 €. Et dans une ville moyenne, de 220 € à 222 €. Pour un appartement de 60 m², l’augmentation reste proportionnelle : quelques euros de plus seulement, entre 6 € et 8 € selon la zone. La hausse est modeste, mais elle marque la reprise d’un mécanisme d’indexation qui pourrait se répéter chaque année si les loyers continuent d’évoluer.
Qui paie ces frais ?
Dans une location, les frais d’agence sont partagés entre le propriétaire et le locataire, mais pas de manière égale. Le propriétaire règle les honoraires liés à la mise en location du bien : photos, annonces, sélection des dossiers, vérification de solvabilité, visites et rédaction du bail. Le locataire, lui, ne paie que certaines de ces prestations, et dans la limite des plafonds fixés par la loi.
La hausse de 2026 ne change donc rien à cette répartition : chacun paie sa part, mais la part du locataire sera légèrement plus élevée du fait de la revalorisation. En revanche, le propriétaire ne pourra pas profiter de cette hausse pour augmenter ses loyers librement, puisque le décret fixe un cadre strict.




