Au micro de RTL, le Premier ministre a mis le patronal face à ses responsabilités. Le Medef avait mis au point un « guide de bonne conduite » pour éviter les rémunérations exubérantes. « Force est de constater que cela n’a pas été respecté, donc maintenant il faut légiférer », a déclaré le locataire de Matignon.
Un amendement, déposé mercredi 19 mai en commission des Affaires sociales, vise à obliger les conseils d’administration à respecter les décisions votées par les assemblées des actionnaires. Dans le cas de Renault, le refus des actionnaires d’octroyer 7,2 millions d’euros à Carlos Ghosn a été retoqué sans ménagement par le conseil d’administration de l’entreprise. Cet amendement est soutenu par Manuel Valls.
« Il faut donner aux actionnaires davantage de pouvoir pour que ceux qui s’augmenteraient ces rémunérations puissent devant leurs actionnaires revenir sur ces décisions si c’est nécessaire », a indiqué Manuel Valls. En revanche, Emmanuel Macron s’est déclaré contre le plafonnement des rémunérations, qui serait un coup porté contre la France si elle agissait seule.

