Mauvaise nouvelle pour les automobilistes : l’État prépare une taxe routière annuelle pour combler un trou de plusieurs milliards, « on va encore payer »

800 millions d’euros ponctionnés aux autoroutes et aéroports, une vignette jusqu’à 910 euros qui pourrait renaître d’ici 2030. Ce que prépare Bercy sur votre budget auto va faire grincer des dents.

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Mauvaise nouvelle pour les automobilistes : l'État prépare une taxe routière annuelle pour combler un trou de plusieurs milliards, « on va encore payer »
Mauvaise nouvelle pour les automobilistes : l’État prépare une taxe routière annuelle pour combler un trou de plusieurs milliards, « on va encore payer » © journaldeleconomie.fr

Le gouvernement va proposer, dans le cadre du budget 2027, d’alourdir la taxation des exploitants d’autoroutes et d’aéroports, alerte RFi. La mesure doit rapporter 800 millions d’euros à l’État. Elle vise deux catégories d’acteurs du secteur des transports : les sociétés qui gèrent les autoroutes et celles qui exploitent les aéroports.

La consommation d’essence recule en France, sous l’effet de la flambée des prix des carburants, tandis que les ventes de voitures électriques progressent.

En 2025, la fiscalité routière a rapporté 67,5 milliards d’euros au total, répartis entre l’État, les collectivités et la Sécurité sociale. L’accise sur les carburants en reste la première ressource, avec 27,7 milliards d’euros. Mais son poids recule dans les recettes publiques : il est passé de 5,6 % en 2019 à 4,6 % en 2025. En moyenne, un particulier paie 940 euros de fiscalité routière par véhicule et par an.

La tendance ne devrait pas s’inverser. L’Institut mobilité en transition chiffre le manque à gagner pour l’État à 8 milliards d’euros par an dès 2030, un montant qui grimperait à 22 milliards d’euros en 2035.

Face à ce trou grandissant, l’institut avance une solution : le retour d’une vignette annuelle pour les automobilistes, sous forme de nouvelle fiscalité routière. Le terme renvoie au petit autocollant apposé sur le pare-brise, un système supprimé en l’an 2000. Cette nouvelle taxe viendrait compenser la baisse des recettes issues des carburants, sans que l’accise elle-même soit réduite.

Le montant irait de 30 à 910 euros par an, selon un barème tenant compte de la motorisation, de l’origine de fabrication du véhicule, des revenus et du lieu de résidence des ménages. Un Français très modeste possédant une voiture électrique paierait 30 euros.

À l’autre bout de l’échelle, un citadin aisé roulant dans une grosse voiture thermique et possédant plusieurs véhicules serait redevable de 910 euros. L’Institut mobilité en transition préconise une entrée en vigueur en 2030.

Une telle taxe, dans un contexte déjà tendu autour du prix des carburants, pourrait animer les prochains débats de la présidentielle.

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