Escalade des tensions au Proche-Orient
Le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en septembre, a grimpé de 2,65 % pour atteindre 80,72 dollars. De son côté, le baril de West Texas Intermediate (WTI) a connu une envolée de 4,25 %, s’établissant à 77,91 dollars.
Cette augmentation intervient après plusieurs jours de baisse des cours en raison des perspectives économiques moroses en Chine. Cependant, la situation a radicalement changé en début de séance, principalement en raison des tensions accrues dans la région du Proche-Orient. Le chef du Hamas, Ismaïl Haniyeh, a été tué dans une frappe à Téhéran, en Iran, imputée à Israël. Le Hamas, en guerre contre Israël à Gaza, a juré de riposter à cet « assassinat ».
Quelques heures avant la mort d’Ismaïl Haniyeh, un chef militaire du Hezbollah a été éliminé par une frappe aérienne israélienne à Beyrouth, au Liban. Israël a affirmé qu’il s’agissait du commandant responsable d’un tir meurtrier sur le Golan. Le Hezbollah a confirmé que Fouad Chokr, un « grand commandant », se trouvait dans l’immeuble visé par cette frappe.
Impact sur les marchés
Ces événements ont intensifié les craintes d’une escalade et d’une extension du conflit, augmentant ainsi le risque géopolitique pour les marchés. La hausse des cours du pétrole a été accélérée par l’annonce d’une nouvelle réduction des stocks hebdomadaires américains de brut. Selon l’agence Bloomberg, ces réserves ont fondu de 3,4 millions de barils lors de la semaine achevée le 26 juillet, dépassant largement la réduction de 1,1 million de barils attendue par les analystes.
C’est la cinquième semaine consécutive de contraction des stocks américains, qui comptaient en fin de semaine dernière 433 millions de barils, soit environ 4 % en dessous de leur moyenne des cinq dernières années.
Les nouvelles tensions au Moyen-Orient, combinées à la baisse des réserves de brut aux États-Unis, ont provoqué une hausse des cours du pétrole, ranimant les inquiétudes sur l’évolution des prix et leur impact sur l’économie mondiale. Mardi, les cours avaient atteint des niveaux planchers de près de deux mois en raison des craintes sur la demande chinoise. Mercredi, l’évolution des prix a été dictée par l’escalade des tensions géopolitiques.
Les investisseurs surveillent attentivement la nature des réponses aux attaques, considérant que ces réactions détermineront le potentiel d’embrasement du conflit et, par conséquent, l’évolution future des cours du pétrole.




